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Thomas Meunier: «Sans ma mère, je ne serais jamais devenu footballeur professionnel»

Thomas Meunier s’est confié à cœur ouvert à « The Player’s Tribune » sur les épreuves qu’il a rencontrées au début de sa carrière.

Temps de lecture: 3 min

Thomas Meunier va disputer à 27 ans, son premier Mondial. Pourtant, il y a huit à peine, en 2010, le défenseur du PSG, alors pensionnaire de Virton en Division 3, ne pouvait pas vivre uniquement du football et avait décidé de prendre un travail complémentaire. « J’ai pris un travail à la poste. Je me levais à 5 heures du matin et je commençais ma route avant que le soleil se lève. Si vous êtes facteur à Londres ou à New York, j’imagine que c’est probablement très amusant, car tous les appartements sont proches. Je viens d’un petit village où les maisons sont toutes éloignées les unes des autres. Quand il pleut et que vous devez garer la voiture et marcher à 50 mètres de la boîte aux lettres, vous êtes sérieusement fatigué. Quand je rentrais à la maison, j’étais tellement épuisé que je dormais tout l’après-midi. Je l’ai fait pendant deux mois, puis j’ai eu un travail d’assemblage de pièces automobiles dans une grande usine appelée Saint-Gobain Autover. »

Viré du Standard à 15 ans

Quelques années auparavant, celui qui est aujourd’hui bien installé dans le onze de base de Roberto Martinez avait abandonné son rêve de vivre de sa passion après avoir été éconduit du centre de formation du Standard.« Mon rêve de devenir footballeur professionnel s’est envolé quand le Standard m’a viré à l’âge de 15 ans. Je n’espérais plus rien du football. »

Mais sa mère n’était pas d’accord avec sa décision de faire une croix définitive sur le football. «‘Non, non, non’, dit-elle. ‘Le football, c’est toute ta vie. Tu dois jouer.’ Elle a donc appelé un entraîneur d’un petit club appelé Virton et elle a demandé si je pouvais venir faire un essai. Je suppose qu’elle a vu quelque chose en moi que je ne voyais plus. Peut-être que c’était parce que j’étais devenu tellement habitué à jouer au football que je n’avais pas réalisé à quel point c’était important pour moi. »

De Virton...à YouTube

Meunier a donc joué dans un match d’essai avec l’équipe de jeunes de Virton. 90 minutes et 10 buts plus tard, l’entraîneur est venu le voir pour lui dire qu’il était pris dans l’équipe. «  À l’époque je n’avais le sentiment que ce moment allait changer ma vie. Virton était en troisième division et les salaires étaient dérisoires. Ce n’était pas suffisant pour vivre. Mais si ma mère n’avait pas téléphoné pour supplier l’entraîneur de me regarder jouer… Et bien, je n’aime même pas penser à ce que je ferais maintenant. Ma vie serait totalement différente. »

« Avec un peu de chance et les réseaux sociaux », il a réussi à susciter l’intérêt de plusieurs clubs. «  Pour moi, Youtube a été très important, parce que j’ai inscrit de nombreux de beaux buts qui ont été relayés sur cette plateforme. Beaucoup de personnes en Belgique se sont mises à parler de moi et de ces buts. On disait que j’étais capable de marquer de partout. »

C’est finalement le Club de Bruges qui lui propose un contrat en 2011.« J’étais officiellement un joueur professionnel. Ma vie a complètement changé à partir de ce moment-là. J’ai arrêté de travailler à la poste, je n’étais plus un facteur. Mon père était très fier. Personne ne s’attendait à cela. »

Deux ans plus tard, Thomas Meunier était appelé pour la première fois en équipe nationale.

 

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