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Bruno De Wever: «La N-VA a tiré les leçons de la crise catalane»

Pour l’historien Bruno De Wever, la N-VA a bien compris que le sécessionnisme était marginal en Flandre et qu’il ne passerait jamais la rampe en Europe…

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Chef du service Forum Temps de lecture: 5 min

Quels enseignements tirer de la question catalane ? C’est la question que pose le nouveau livre électronique collectif du groupe de réflexion « Re-Bel » (pour « Rethinking Belgium’s institutions in the European context »), créé il y a dix ans déjà autour de Philippe Van Parijs et Paul De Grauwe. (1)

Bruno De Wever, professeur d’histoire à l’Université de Gand et spécialiste du nationalisme flamand, en est le coordinateur. Nous l’avons interrogé.

On a vu combien l’Union européenne fut embarrassée par la proclamation d’indépendance du Parlement catalan, le 27 octobre dernier… Le fait régional reste la grande zone d’ombre de la construction européenne, malgré la création du Comité des Régions, en 1992 ?

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4 Commentaires

  • Posté par Björn Deckers, mercredi 13 juin 2018, 13:00

    Bart de Wever est en effet bien conscient qu'il y a au plus 15% de flamands, peut-être même dix seulement qui voteraient l'indépendance de la Flandre s'il devait y avoir un référendum, c'est trop peu, beaucoup trop peu. Du reste, Bart de Wever a trouvé bien mieux encore que la Flandre indépendante, la Belgique flamande! La Belgique gérée par la Flandre pour la Flandre quitte à offrir le poste de Premier à un homme de paille, Charles Michel en la circonstance. Pourquoi s'encombrer d'une aventure indépendantiste vouée à l'échec dans ces conditions? Je vous le demande...

  • Posté par Miguel Roch, mercredi 13 juin 2018, 12:02

    Il y a du vrai mais aussi des clichés mensongers: 1) ce n'est pas l'état belge (ou son gouvernement) qui a refusé de remettre Puigdemont à l'Espagne, mais une décision de justice, laquelle ne se base que sur le droit et fonctionne de manière indépendante de la politique; 2) L'Europe n'est pas "mal à l'aise" avec la crise catalane; elle n'a fait qu'affirmer que c'est un problème interne à l'Espagne et refuse de s'ingérer là-dedans. A part quelques extrémistes comme Nigel Farage, aucun eurocrate n’appuie les nationalistes catalans car ces derniers représentent tout le contraire de ce que sont les valeurs de l’Europe, en termes d’égalité, de liberté, de justice, de démocratie, de solidarité, etc. Les souverainistes comme Puigdemont ont porté un coup d’état à la démocratie, en bafouant les droits de la majorité des catalans (53 pourcent) n’ayant pas voté pour eux. Ils prônent la haine des autres (les autres espagnols, qu’ils appellent « colons » et surtout, les catalans qui ne sont pas indépendantistes) et la ségrégation basée sur l’ethnie (ils différentient les « vrais » catalans des « colonisateurs » espagnols). Dans la république voulue par Puigdemont, le président désigne lui-même les juges au doigt (fini l’indépendance de la justice !). Ils utilisent le système éducatif pour endoctriner les enfants dans les écoles (ce qui est contraire au principe de neutralité de l’enseignement). Ils utilisent les médias publics (financés avec l’argent de tous !) à des fins de propagande politique. Avant, la Catalogne était un modèle social et économique. Tout ce que Puigdemont a réussi à faire c’est diviser la société catalane en deux camps qui, aujourd’hui, sont au bord de l’affrontement violent. Des parents et enfants, des frères et sœurs, des amis de trente ans ne s’adressent plus la parole ! Les entreprises se délocalisent chaque jour et plus personne n’ose investir en Catalogne. Bref, ils se disent européens mais leurs thèses et actions sont tout le contraire de l’Union ! 3) Même en Catalogne, il n'y a jamais eu de majorité populaire pour l'indépendance (les nationalistes ont gagné le pouvoir du fait d'un système électoral qui les privilégie nettement); 4) La Constitution espagnole n’est pas un document de « transition » entre dictature et démocratie. Elle a été approuvée par quatre-vingt pourcent des citoyens catalans en 1978. Elle est un modèle de modernité et ses articles sont inspirés des autres constitutions en Europe. Le fameux article 155 est une copie du modèle allemand. 4) Le nationalisme catalan n'est pas né sous Franco mais déjà bien avant. En 1934, sous la république, son président avait déjà tenté de proclamer l'indépendance. Avec la transition, pendant 30 ans, il y a eu un nationalisme culturel et autonomiste qui a plutôt bien profité à la Catalogne. Ce n’est que depuis quelques années, et sur fond de graves affaires de corruption au sein de l’exécutif régional que l’indépendance est devenue un objectif politique. Le mépris de Rajoy envers les catalans dans le but d’obtenir les votes des plus conservateurs (en Castille et dans le sud de l’Espagne) ainsi que l’incompétence de son gouvernement central à gérer ce sentiment indépendantiste (sa thèse : quant au pire, au mieux ! et, laisser pourrir la situation en pensant que la crise finira par passer toute seule…) a certainement contribué à frustrer de nombreux catalans…

  • Posté par Bricourt Noela, mercredi 13 juin 2018, 9:45

    J'imagine que l'e book gratuit n'est pas traduit dans les trois langues parlées en Belgique. Est=il accessible en français?

  • Posté par Guy Bartet, mercredi 13 juin 2018, 10:59

    Pour le savoir, il suffisait de cliquer sur le lien au bas de l'article pour constater que tous sont en anglais sauf certains qui sont traduits. Et c'est expliqué : "TRANSLATIONS Re-Bel's choice of functioning in English has many advantages, but prevents its publications from feeding Belgium's public debate as much as they could do. Thanks to the support of the University Foundation, some of the e-books are now available in Dutch and French." Mais force est de constater que très peu sont traduits.

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