«Sortir Namur du sans-abrisme en 2030»

Les acteurs sociaux à Namur veulent des solutions durables et structurelles au problème du sans-abrisme.
Les acteurs sociaux à Namur veulent des solutions durables et structurelles au problème du sans-abrisme. - Photo News.

Ce mercredi, toute la matinée, les acteurs sociaux namurois de première ligne, sous la houlette du Relais social urbain, étaient rassemblés au CPAS. Avec un message à faire passer : faire de Namur une ville sans sans-abri – entendez les sortir de la rue pour les reloger et surtout les accompagner pour qu’ils n’y retournent pas – à l’horizon 2030, c’est possible. Mais pour y parvenir, il faut des financements, et un sérieux appel du pied est lancé à la Région wallonne.

« Alors que le phénomène du sans-abrisme traverse les époques, et semble pour partie inéluctable, nous pensons qu’il est possible de mettre un terme durablement à cette exclusion, expliquent-ils. Nous sommes des acteurs de terrain, publics et privés, engagés depuis de nombreuses années dans cette lutte et nous considérons qu’il est temps, à travers ce mémorandum, de porter un message d’espoir, appuyé par des expériences internationales, belges et namuroises qui ont fait leurs preuves, afin de mettre fin au sans-abrisme à Namur. En développant des solutions durables et structurelles, à l’instar de ce que la Finlande a développé depuis plus de 30 ans, nous y parviendrons ».

Le « Housing First »

Une solution en particulier se dégage. « Depuis trois ans, Namur a lancé une expérience de Housing first, qui met à disposition des sans-abri un logement mais surtout, autour, tout un accompagnement psychosocial, commente Olivier Hissette, du Relais social urbain. J’avoue qu’au début, j’étais un peu sceptique. Mais après trois ans, les résultats sont incontestables, on est à 93 % de maintien à domicile ». Et Olivier Hissette de plaider pour étendre cette initiative. Actuellement, quatre villes en Wallonie – Charleroi, Liège, Namur et Mons – disposent d’une subvention régionale, chacune de 120.000 euros pour le Housing first. «  Cela fait 480.000 euros pour toute la Wallonie, alors que le budget est de 1,3 million à Bruxelles. Il faut savoir ce qu’on veut  ».

L’abri de jour controversé

Par L. Sc.

A côté de l’abri de nuit, Namur veut compléter son dispositif social d’accueil par la création d’un abri de jour. « Depuis le mois de novembre 2017, l’ASBL Educ’Action a obtenu la promesse de financement de la part d’un mécène pour un projet d’accueil de jour à Namur, annonce le président du CPAS, Philippe Noël (Ecolo). L’ASBL a porté son dévolu sur le bâtiment du CPAS au 78 rue Saint-Nicolas, l’ancien atelier vélo de l’EFT l’Outil ». Mais voilà, cette localisation est controversée, le bourgmestre Maxime Prévot n’en veut pas et dit « qu’il est nécessaire de prendre le temps de la réflexion ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous