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Et si Yves Leterme avait réussi sa mission en 2007?

Dans une collection de dix essais, trois historiens flamands imaginent ce que serait devenue la Belgique si certains événements de son histoire s’étaient déroulés autrement. Notre chroniqueur se pique lui aussi au jeu de cette démarche originale.

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Temps de lecture: 6 min

H et land dat nooit was (Le pays qui n’a jamais existé) est un des livres les plus fascinants qui aient été écrits ces dernières années en Flandre sur l’histoire politique belge. Il s’agit d’une collection de dix essais, sous la rédaction de trois historiens flamands, Maarten Van Ginderachter, Koen Aerts et Antoon Vrints, avec une approche contrefactuelle de l’histoire belge. Dans leur livre, les trois historiens se posent chaque fois la question : «  Que se serait-il passé si… ?  », et l’idée que l’histoire aurait pu se passer d’une autre façon est franchement émoustillante pour le lecteur. Une idée qui peut aussi être appliquée à l’histoire politique récente, par exemple : «  Que se serait-il passé si Yves Leterme, avec la formule orange-bleue en 2007, avait réussi à réformer l’État ?  »

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4 Commentaires

  • Posté par Berlier Michel, jeudi 14 juin 2018, 13:07

    Et si Napoléon avait gagné à Waterloo !!!

  • Posté par Björn Deckers, jeudi 14 juin 2018, 12:45

    La vrai faute d'Yves Leterme, c'est le terme "5 minutes de courage politique" lâché en débat face à Verhofstadt à quelques jours des législatives de 2007. Ces 5 minutes de "lâcheté" politique devait lui permettre de remporter la partie, les élections et de devenir le formateur naturel du prochain gouvernement, mais en même temps, les 5 minutes de lâcheté politique vont rapidement se transformer en 5 mois d’empoisonnement politique. En effet, conformément au propos à l'emporte pièce de leur leader, les députés CD&V-NVA déposent dès juin une proposition de scission unilatérale de BHV, sans compensation. Cette proposition va empoisonner la discussion jusqu'au point d'orgue du 7/11/2007 (vote en commission de l'intérieur de la chambre de la proposition de scission de BHV députés flamands contre francophones). Le pays est bloqué et le "courageux" Leterme carbonisé. Quitte à faire de la politique fiction, imaginons ce qu'aurait été les élections sans les propos irresponsables de Leterme. Peut-être Verhofstadt aurait obtenu un nouveau mandat, et certes il aurait eu bien plus de chance de forger un accord communautaire.

  • Posté par Poullet Albert, mercredi 13 juin 2018, 20:35

    je peux ecrire quelque chose ?

  • Posté par Van Wemmel Thierry, mercredi 13 juin 2018, 14:06

    M. Leterme n'a pas réussi car ce n'est pas un négociateur "né" et qu'en plus, il n'avait aucune expérience au niveau national . En 2007, on l'a peut-être oublié, mais parmi les choses demandées par les partis flamands, il y avait même une scission des plaques automobiles et plusieurs autres "priorités" du même acabit . Plus fondamentalement, je ne suis pas certain que l'émergence de la N-VA, soit une mauvais chose pour le pays. Tout le monde peut clairement voir la limite des fantasmes, au point finalement qu'en lieu et place de l'action on a droit à de la communication. La crise catalane, tout comme la crise des migrants sont vraiment tombés au meilleur moment avec la N-VA aux affaires . Le problème c'était les francophones et qu'observe-t-on dans un gouvernement largement dominé par la Flandre ? Les mêmes problèmes qu'au gouvernement flamand avec, en plus, les promesses d'un retour à l'équilibre qui ne seront pas tenues. Et pourtant, d'aucuns se sont exclamés que c'était "le gouvernement de leurs rêves" . De nombreux politiques flamands se sont exprimés lors de la 6ème réforme de l'état que le centre de gravité avait changé. Ils avaient raison. Mais ce qu'ils n'ont pas vu, c'est qu'alors qu'ils sont majoritaires en Belgique, ils ont donné plus de levier aux francophones, minoritaires.

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