En plein scandale Publifin, André Gilles a été largement rémunéré

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Depuis septembre 2017, le Code des sociétés impose aux entreprises contrôlées par le public d’annexer au bilan les rémunérations de leurs administrateurs : un nouveau prescrit que Nethys a respecté à la lettre. Les comptes publiés en ce mois de juin détaillent donc ce qu’a perçu chaque membre du C.A lors du dernier exercice. Dès le lendemain, donc, de l’éclatement du scandale Publifin.

André Gilles, alors président du collège provincial, de l’intercommunale Publifin et de sa filiale Nethys, administrateur chez Luminus, chez Publipart et à la Socofe notamment, était le mandataire liégeois le mieux rémunéré avec un brut annuel, avait alors révélé Le Soir, avec environ 365.000 euros. Etrillé par la commission d’enquête, il démissionna du conseil provincial en mars 2017 (avec, tout de même, une indemnité de départ de 430.000 euros) et abandonna dans la foulée les présidences de Publifin et de Nethys. Mais parvint à rester à la tête du comité stratégique de la seconde : «  Ça me fout la trouille pour l’avenir de l’entreprise  », grinça le libéral Jean-Luc-Crucke. «  Il va assurer une forme de continuité  », temporisa Willy Demeyer. De fait, continuité il y a eu puisque, alors que le groupe liégeois était en feu, un de ceux par qui le scandale est arrivé, a encore perçu en 2017, 46.000 euros de Nethys (qu’il a quittée depuis) et 36.842 euros de la Socofe.

► Combien ont gagné Dominique Drion, Georges Pire et les autres administrateurs de Nethys? Une analyse à lire sur Le Soir+

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