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Migration: les droites dures donnent le ton en Europe… et en Belgique

Le discours dominant sur la migration s’est considérablement durci sous l’effet des droites dures qui ont pris le dessus dans plusieurs pays européens. La pression est forte sur les 28 à une semaine d’un sommet européen crucial. Et elle n’épargne pas le gouvernement belge et son Premier ministre.

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Temps de lecture: 7 min

Cela part dans tous les sens… On savait depuis des mois que la politique européenne de migration allait constituer l’un des principaux sujets du prochain sommet européen, fin de la semaine à venir. Mais en deux semaines ponctuées d’événements ou de déclarations de dirigeants récemment arrivés au pouvoir – de droite, d’extrême droite, ou populistes – la question migratoire semble être devenue l’épicentre de la vie politique de l’UE, conditionnant peut-être même sa survie ! Refouler les migrants aux frontières, refuser l’entrée aux ports de bateaux chargés de migrants secourus en mer, créer des camps en dehors de l’UE pour y retenir les migrants avant de les déporter… Plus excessives, irréalisables ou illégales les unes que les autres, ce sont pourtant bien ces dernières idées qui dessinent un discours dominant dur, dans lequel les chefs d’État ou de gouvernement doivent se positionner.

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4 Commentaires

  • Posté par Dopchie Henri, mercredi 16 janvier 2019, 16:20

    Quel avantage pourrions nous tirer de la réforme des accords de Dublin?

  • Posté par Francis Loicq, mercredi 20 juin 2018, 12:38

    Ce qui est premier dans ce débat, n'est pas tant le sort des migrants et réfugiés, que les replis nationalistes et populistes. Considérer la situation de cette manière peut certes, à première vue, heurter la conscience et les convictions humanistes. Mais à y regarder de plus près, ce mouvement de replis que mène les droites plus ou moins dures, ne fait que servir d'alibi pour attaquer le développement anarchique d'une cause européenne. Anarchique? Oui dans le sens où ce sont des convictions et des stratégies néo-libérales qui se sont immiscées progressivement et insensiblement dans le discours de démocrates honnêtes, tant à droite qu'à gauche. Le laisser-faire s'est transformé au point de rendre impossible toute volonté de régulation, de limitation à la marchandisation et à la globalisation tant des espaces des échanges économiques, que du contrôle du temps, et de la rapidité de leur réalisation. Le contrôle démocratique de ces deux variables est devenu impossible pour ceux qu'on appelle "les citoyens" mais aussi les "politiques". Que faire pour enrayer la machine infernale? Le sens et le fonctionnement des systèmes électoraux doit être réfléchi à la dimension d'une nouvelle échelle spatio-temporelle: Taille des territoires et des populations (commune, régions, nations,supranations... ainsi que durée et contrôle des prises de décisions. A retenir pour la préparations des différents niveaux d'élection de 2018 et 19. Prendre le contrôle de ceux-ci sur une durée longue, et penser l'articulation des niveaux locaux par rapport à des ensembles plus vastes.

  • Posté par Bricourt Noela, mercredi 20 juin 2018, 10:16

    Tout cela est le résultat d'une gouvernance basée sur la peur.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, mercredi 20 juin 2018, 7:51

    Bel (et triste) euphémisme, cette dénomination de "droite dure" ! Fait-elle peur ? Ses idées percolent-elles si bien qu'on ne les reconnaît plus pour ce qu'elles sont ?

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