Le Louise 228 veut privilégier l’art de vivre en ville

Le Louise 228 va changer de façade. Il est inclus dans un projet en trois parties.
Le Louise 228 va changer de façade. Il est inclus dans un projet en trois parties. - D.R.

Le charme de l’avenue Louise résiste au temps. On ne compte plus, en effet, les projets qui fleurissent le long de cette artère principale de Bruxelles. Le dernier en date porte le nom de « Louise 228 ».

Porté par le promoteur Everland, spécialisé dans la reconversion d’immeubles en résidentiel et en établissements hôteliers, et assisté par le gestionnaire immobilier Phicap, il consiste en la rénovation et la reconversion d’un ancien bâtiment de bureaux en logements.

Datant des années 70, le bâtiment de 9 étages ne présente plus aujourd’hui un aspect alléchant. Sa façade avant qui donne sur les tunnels menant du bois de la Cambre au haut de la ville est le témoin d’un immobilier du passé. Une fois ravalée et aménagée, elle cédera la place à un visage autrement plus contemporain sur lequel on pourra apercevoir terrasses et balcons.

Au total, la structure réaménagée présentera 16 unités allant du studio à l’appartement 3 chambres, avec un commerce au rez-de-chaussée. Un penthouse viendra coiffer l’ensemble et servira de nid pour les plus fortunés. Les travaux doivent commencer cette semaine.

Mais le projet ne s’arrête pas là. Deux autres édifices viendront compléter une œuvre dont la fin est prévue d’ici deux à trois ans tout au plus. La deuxième phase comprend, en effet, à l’arrière un bâtiment neuf de 9 logements (des studios uniquement). Il donne sur la rue de Lens, au niveau du nº31, et sera un rez+3. Actuellement en phase d’adjudication, cette phase viendra combler une dent creuse et servira de lien avec la partie avant du projet.

Enfin, une troisième phase est également prévue, mais les permis n’ont pas encore été déposés car le terrain n’a été acheté que récemment. Everland et Phicap y ont prévu 8 logements (studios ou appartements 1 chambre) dans un bâtiment existant qui doit être gardé car il est mitoyen aux écuries Horta, un lieu classé auquel on ne touche pas puisqu’il est le parfait témoin du passé du quartier.

L’ensemble du projet a été confié au bureau d’architecture bruxellois A2RC. Pour l’heure, un premier travail de « nettoyage » intérieur a été effectué. Le plafonnage a été enlevé des murs et les planchers ont été ramenés au stade du béton.

Entamée fin mars, la commercialisation va bon train puisque sur les 16 unités du Louise 228, 7 ont déjà été vendues à des prix variant entre 3.513 euros/m2 pour les grands logements aux étages inférieurs et 6.856 euros/m2 pour le penthouse. Pour l’ensemble du bâtiment, le promoteur annonce un prix moyen de 4.684 euros/m2, une coquette somme mais qui doit être mise en relation avec le côté prestigieux de l’avenue le long de laquelle est implanté l’immeuble. « La géométrie de celui-ci était une contrainte au départ mais elle nous a amenés à proposer à notre client Everland de développer un projet novateur qui répond aux innovations du marché résidentiel, mais aussi des mentalités et des besoins des personnes vivant en ville », explique Michael Goldberg, le patron de Phicap, qui s’occupera du projet de A à Z (techniques, suivi des permis, coordination des travaux…).

Au rayon des nouveautés qui seront incluses dans le prix d’achat (mais limitées dans le temps pour certaines d’entre elles), on trouve une smartbox, à savoir ces boîtes aux lettres intelligentes installées dans le hall d’entrée de l’immeuble qui permettent aux habitants de recevoir des colis sans être forcément présents au moment de la livraison. Everland et Phicap insistent également sur les services d’un concierge virtuel auquel les habitants pourront faire appel via un écran tactile ou une application. Ou comment faire ses courses, commander un repas, louer un vélo ou une voiture en quelques clics. « Nous prévoyons également un contrôle d’accès au bâtiment via un badge personnalisé, l’installation de thermostats intelligents qui permettront une gestion à distance du système de chauffage, ou encore la mise en place dans chaque unité d’un système de précâblage pour le système de sonorisation, d’une borne de recharge pour les véhicules électriques et de systèmes de domotique à la demande », détaille Michael Goldberg.

Autre avantage du projet, mais non des moindres : sa localisation. Situés à proximité des quartiers du Châtelain, de Flagey et de la place Stéphanie et de la porte Louise, Louise 228 et ses deux appendices séduiront avant tout les amateurs de la vie en ville. Et l’on sait que ceux-ci ne manquent plus aujourd’hui…

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite