Accueil Opinions

Migration: l’infernal dilemme des gouvernements européens

En mettant en œuvre une politique migratoire dure, les gouvernements charment les électeurs. Alors y a-t-il encore une place pour une politique migratoire d’ouverture ?

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

L’exemple italien aurait de quoi faire réfléchir le camp dit « progressiste ». Il a suffi, en effet, que le leader de la très régionaliste Ligue du Nord se repositionne sur une thématique violemment anti-immigration pour passer de 4 % à 17 % des suffrages et dépasse la droite libérale.

Et, surtout, dès lors que, devenu ministre de l’Intérieur, il a concrétisé son discours nationaliste et xénophobe, il a dépassé la barre des 30 % d’intentions de vote.

Faire réfléchir… Mais est-ce possible ?

La gauche peut-elle prendre le risque de fragiliser ce qui, depuis qu’elle a renoncé à toute velléité de transformation sociale, nourrit l’essentiel de son identité idéologique : « l’ouverture aux autres » comme on dit. La renonciation à la finalité socialiste ayant été relayée par un ralliement à la générosité immigrationniste.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par delpierre bernard, mardi 26 juin 2018, 21:42

    On est loin d'une politique familiale à la chinoise où la règle d'un enfant (supprimée récemment ) n'a vraiment fonctionné que dans les villes... En Afrique, la moyenne de 7 à 9 enfants est plutôt la règle avec cette différence que le taux de mortalité enfantine s'est considérablement amoindri alors qu'avant les progrès médicaux, le taux de survie ne dépassait pas 20%...

  • Posté par Passtoors Hélène, jeudi 28 juin 2018, 17:57

    Cher Monsieur, chaque fois que le mot Afrique apparaît à l'horizon, vous venez avec votre théorie simpliste, erronée et dépassée. Il est temps de lire un peu plus d"études sérieuses. Aussi d'ailleurs sur les conséquences de la politique chinoise. Et que voulez vous dire, dans votre autre poste, si "on avait promu"?? On est qui? Nous? Eh bien, depuis des siècles on a fait 'de notre mieux': la traite et l'esclavage (regardez vous-même les chiffres d'espérance de vie), la conquête coloniale et pour nous l'époque léopoldienne, puis travaux forcés etc. En réalité l'Afrique, après une chute vertigineuse de sa population, ne fait que rattraper le taux démographique par rapport à la population mondiale qui était le sien. Voici les chiffres: il y a quatre siècles environ, l'Afrique représentait près de 17 % de la population mondiale. Ce chiffre a chuté pour atteindre 7 % en 1900. En 2016, l'Afrique représente 16 % de la population mondiale. Donc 'le problème' auquel vous faites allusion doit être mondial, non seulement ni spécifiquement africain. En fait on sait bien quel est le problème, n'est-ce pas? Et si vous vous intéressez tellement au taux de natalité, vous sauriez également que ce taux diminue spontanément inversement à l'augmentation du niveau de vie. Mais il faut savoir que le taux de natalité a effectivement diminué en Afrique, comme dans le reste du monde, au moins depuis 1950. En chiffres démographiques la croissance démographique est donc due à la baisse du taux de mortalité.

  • Posté par christian collin, mardi 26 juin 2018, 13:18

    Eh oui. Il faut maintenant choisir entre les migrants et les opposants aux migrants, qui n'existent que parce qu'on a autorisé une immigration excessive et surtout, une immigration porteuse de conceptions incompatibles avec les nôtres. Quand on sait - par exemple- que près de 75% des Turcs vivant en Belgique ont voté pour Erdogan, il est légitime d'être inquiet pour l'avenir.

  • Posté par Jules Horowitz, mardi 26 juin 2018, 11:10

    Le véritable problème n'est pas tant ces bateaux de pauvres migrants qui risquent la noyade (en fait, quelques milliers par an, une goutte d'eau pour 700 millions d'habitants du continent), qu'un regroupement familial naïf et excessif, imposé d'abord en France avec tous les problèmes d'intégration qu'on sait, puis imposé à toute l'Europe dans le dos des Européens. Le problème est que ces règles ont tendance à devenir immuables avec le temps; on les considère comme des "grands principes", ce qui relève de l'imposture intellectuelle. Plus de 60 000 nord-africains débarquent en France chaque année, chiffre officiel, et ce de façon tout ce qu'il y a de plus "légal" (regroupement familial - frères, soeurs, parents, mariages, mariages blancs, etc).

  • Posté par Bachelart Bernard, mardi 26 juin 2018, 8:49

    Si on avait promu une politique de contrôle des naissances en Afrique, on n'en serait pas là. Si on n'avait pas déstabilisé certains gouvernements du Moyen-Orient, on n'en serait pas là. Il ne faut pas tenter de régler les conséquences des problèmes, mais bien leurs causes.

Plus de commentaires

Aussi en Opinions

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs