«Plaire, aimer et courir vite»: un film magistralement réussi

«Plaire, aimer et courir vite»: un film magistralement réussi

Plaire, aimer et courir vite (Christophe Honoré)

Raconter le plaisir, l’amour, le sexe, les désirs et les peurs de sa jeunesse, le temps d’un été. Nostalgique assumé, Christophe Honoré met en scène avec une infinie délicatesse et pudeur ses années 90. C’est magistralement réussi dans un mélange subtil de gravité, de drôlerie, d’insouciance, d’émotion et de légèreté. Et témoigne de l’état de grâce d’un cinéaste. Côté acteurs, le casting est original et emballant.

Les Indestructibles 2 (Brad Bird)

L’effet de surprise est passé. Mais le plaisir, lui, est toujours bel et bien là. Cela reste de l’animation et de la narration de haute volée.

Book Club (Bill Holderman)

Avec un scénario plutôt mince et sans grande surprise, Book Club se positionne comme un film léger, qui fera sans doute sourire les spectateurs à la recherche d’un pur divertissement. Son (unique) atout : des actrices pétillantes, qui jouent à fond sur l’image qui leur colle à la peau.

Hereditary (Ari Aster)

Provoquer un malaise, Ari Aster sait faire ! Mais de là à asséner qu’il s’agit du film le plus effrayant de 2018, il y a de la marge !

Have a nice day (Jian Liu)

C’est efficace, avec des personnages au look de zombies et des décors lugubres pleins d’atmosphère. Loufoque, grinçant, féroce. C’est sûr, on va continuer à suivre Liu Jian.

Midnight sun (Scott Speer)

La romance pour ados du moment. Mélodrame ampoulé, histoire d’amour à l’eau de rose, cousue de fil blanc, Midnight Sun se laisse regarder sans prise de tête, et avec un attendrissement certain. Les (jeunes) ados devraient donc s’y retrouver.

Les affamés (Léa Frédeval)

Le point de vue de Léa Frédeval est intéressant, et le film commence d’ailleurs plutôt bien… avant de tomber complètement à plat. Portrait de la jeunesse en crise, gentiment moralisateur, Les affamés enchaîne les clichés qu’il veut démonter, s’embourbant dans des dialogues trop écrits et souvent récités scolairement (par Louane notamment). C’est parfois drôle, mais souvent aussi un peu consternant.

Irina, la mallette rouge (Bernard Mazauric)

Ce film entend être un outil pédagogique permettant d’aborder l’histoire de l’ex-Yougoslavie. Une visée éducative qui semble l’avoir emporté sur l’envie de faire du cinéma. Si la leçon d’histoire reste passionnante, elle est aussi présentée de manière plutôt simpliste. Les personnages du film sont convenus, voire stéréotypés, et l’ensemble est à la fois naïf et bourré de bons sentiments. Le tout est proposé dans une version doublée en français à la manière d’un téléfilm du dimanche après-midi… Pédagogique, certes, mais loin d’être parfait.

 
 
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