5 raisons d'acheter sa maison en vente publique sur le Web

Acheter sa maison via une vente publique est devenu sensiblement plus facile aujourd'hui. Plus besoin d'assister à une séance, de prendre congé... Tout peut se faire via l'application Biddit.

Les trois coups de marteau appartiendront-ils bientôt au passé ? C'est probable. En tout cas, la vente publique de biens immobiliers a subi depuis 2010 une succession de réformes pour la rendre plus attrayante. Le couronnement a été le lancement en mai dernier du site biddit.be par la Fédération des notaires. Celui-ci (« to bid » signifie «faire une offre») facilite toute la procédure. Voici en quoi il est intéressant pour les candidats-acheteurs.

1. C'est complet
Sur le site, les amateurs peuvent consulter les ventes proposées, visionner des photos des biens, lire leur description, accéder au dossier urbanistique, s'informer sur les conditions de vente (très important), trouver le calendrier des enchères, connaître le prix de départ... Tous les renseignements pour se forger un jugement et agir sont donc disponibles.

2. C'est sécurisé
Pour participer aux enchères, il suffit de s'identifier avec sa carte d'identité électronique ou avec l'application itsme. Le système vérifie si vous êtes majeur et capable. Dans un second temps, le notaire chargé de la vente peut s'informer sur les situations personnelles : condamnation, faillite, etc. De quoi écarter les concurrents à la solvabilité douteuse. La plate-forme est sécurisée. Votre identité est masquée des autres participants.

3. C'est transparent
Une fois inscrit, il est possible d'enchérir. Cela se fait soit manuellement (en avançant à chaque fois un nouveau prix) soit automatiquement (en rentrant dans le système un prix maximum que vous êtes le seul à connaître). Les enchères durent 8 jours. Une faculté de surenchère (dans les 15 jours) peut être retenue par le vendeur, sauf pour les ventes publiques judiciaires. À tout moment et d'un simple clic, les participants savent surveiller l'offre la plus élevée.

4. C'est rapide
Une fois le bien adjugé, le vendeur doit marquer son accord. Les deux parties signent ensuite un procès-verbal, qui fait office d'acte définitif. Cela va vite : quelques semaines. Le grand avantage d'une vente publique est que le notaire a déjà constitué le dossier (titre de propriété, cadastre, hypothèque possible, etc.), alors que, dans une vente de gré à gré, il le fait en partie lors du compromis et plus encore lors de l'acte de vente. Soit 4 mois...

5. C'est rationnel
Pour participer à des enchères, il vaut mieux avoir un budget sécurisé. Toute adjudication est engageante. Ce type de démarche permet de s'éviter une déconvenue. Néanmoins, l'usage dominant dans les ventes de gré à gré est de signer un compromis avec une clause suspensive d'obtention de crédit. Désormais, ce type de clause peut aussi s'appliquer à une vente publique. C'est au vendeur de le décider et au notaire de le notifier dans le cahier des charges consultable dès le départ.

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