Accueil Sports Athlétisme

Athlétisme : Semenya et Samba illuminent un grand meeting de Paris

L’étape parisienne de la Diamond League a tenu toutes ses promesses ce samedi. On y a établi sept meilleures performances mondiales dont certaines de très haute facture.

Temps de lecture: 3 min

Le meeting de Paris n’avait pas l’habitude d’être un fournisseur de grandes performances sur le circuit de la Diamond League. Ce samedi, cependant, tout a changé avec une édition quatre étoiles au cours de laquelle on ne s’est pas ennuyé une seconde et où sept meilleures performances mondiales ont été établies ou égalées par les Américains Ronnie Baker (100 m, 9.88) et Sam Kendricks (perche, 5,96 m), le Kenyan Timothy Cheruiyot (1.500 m, 3.29.71), le Qatari Abderrahman Samba (400 m haies, 46.98), la Sud-Africaine Caster Semenya (800 m, 1.54.25), la Kenyane Beatrice Chipkoech (3.000 m steeple, 8.59.36) et la Russe Maria Lasitskene (hauteur, 2,04 m)

« Le » résultat de la soirée est incontestablement l’incroyable chrono réussi sur 400 m haies par le Qatari Abderrahman Samba. À 22 ans, invaincu cette année (en fait depuis la finale des Mondiaux de Londres l’été dernier où il avait fini 7e après avoir accroché la dernière haie), il est devenu le deuxième homme à descendre sous les 47 secondes après l’Américain Kevin Young, en 1992, en s’imposant dans le temps irréel de 46.98, alors que son meilleur chrono, jusqu’ici, n’était « que » de 47.41. « J’aborde les haies comme une danse et j’espère que je continuerai toujours à danser  ! », avait déclaré récemment celui qui est né en Arabie Saoudite, a représenté un temps la Mauritanie, la patrie de son père, avant de s’établir au Qatar et d’en acquérir la nationalité en octobre 2015.

« Je l’ai déjà dit : je veux devenir l’homme le plus rapide du monde et je travaille dur pour y arriver, a-t-il déclaré à l’arrivée. Je n’ai vraiment pas eu l’impression de courir en moins de 47 secondes aujourd’hui. J’ai commis une petite erreur au départ, j’ai perdu mon équilibre sur la première haie et je ne m’étais pas attendu à devenir le deuxième coureur de 400 m haies le plus rapide. Le record du monde se rapproche mais je veux m’améliorer étape par étape et courir vite. J’ai amélioré ma technique depuis l’an dernier et je serai peut-être capable de courir une seconde plus rapidement l’an prochain. En attendant, je suis sans voix ! »

Semenya : « Je n’avais pas espéré un tel chrono. »

Juste derrière la performance de Samba, les 1.54.25 réussis pas Caster Semenya sur 800 m ont également fait sensation. On connaît la situation de la Sud-Africaine et son hyperandrogénie que l’IAAF voudrait atténuer en l’obligeant à faire descendre son taux de testostérone à la fin de cette saison. Comme si elle voulait marquer son territoire, Semenya, qui a saisi le TAS pour contester la décision de sa fédération internationale, a frappé très fort en s’imposant toute seule, comme une grande, en 1.54.25, un nouveau record personnel, sud-africain et africain. Clairement, le record du monde de la Tchécoslovaque Jarmila Kratochvilova (1.53.28) établi en 1983 est plus que jamais en danger...

« À Oslo, je n’avais pas été satisfaite des lièvres, a dit Semenya. Alors j’ai dit qu’il n’en fallait pas ici. Regardez ce que j’en ai retiré… Je n’avais pas espéré un tel chrono, mais plutôt juste en-dessous de 1.55. Cette saison est celle des nouveaux défis. Je veux voir ce dont je suis capable. Je suis un être humain et si je veux inspirer le monde et la jeunesse, je dois éviter de penser aux choses négatives. Avec l’aide de Dieu, on peut réussir de grandes choses. »

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Athlétisme

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

SoSoir Voir les articles de SoSoir VacancesWeb Voir les articles de VacancesWeb