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Belgique – Japon: Philippe Albert et Frédéric Larsimont décryptent le onze de base de Roberto Martinez (vidéo)

Frédéric Larsimont, notre envoyé spécial, et Philippe Albert, notre consultant, décryptent le onze de départ (plus que probable) de Roberto Martinez.

Vidéo - Temps de lecture: 4 min

A quelques heures du match, Frédéric Larsimont et Philippe Albert analysent l’équipe probable de la Belgique qui va défier le Japon ce lundi soir à 20 heures.

TERRAIN FOOT BEL TUN

Dans l’œil du viseur

« Les trois menacés de suspension vont-ils prendre les risques nécessaires lorsqu’ils seront confrontés à une situation d’urgence ? Je pense bien entendu à Meunier et à Vertonghen, qui ont une tâche défensive mais il ne faut pas du tout exclure De Bruyne du raisonnement, comme je l’entends parfois dire.

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Ce qui aurait été vrai sous Wilmots avec un Kevin jouant 20m plus haut, ne l’est plus du tout sous Martinez qui l’utilise comme nº6 bis. Le Citizen navigue dans une zone où il faut parfois très vite enrayer une reconversion adverse. Et, dès lors, commettre une faute. La Belgique compte donc trois vrais menacés dans ses rangs ! Dans ces conditions, et sans manquer de respect au Japon, est-il vraiment nécessaire que Martinez tente le diable en sachant qu’en quarts, probablement face au Brésil, il faudra aligner l’équipe type ? Compte tenu de leur prestation contre l’Angleterre, Fellaini est tout fait calibré pour remplacer De Bruyne alors que Chadli et Vermaelen le sont tout autant pour en faire de même avec Meunier et Vertonghen. Ce qui, entre parenthèses, éliminerait la problématique du choix entre Boyata et Vermaelen. »

Le coup tactique

« Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est peut-être dans la reconversion offensive que la Belgique va réellement opérer la différence. Si je m’en réfère aux intentions avouées du sélectionneur japonais, son équipe va tenter de pilonner le point faible du onze belge : sa défense, qu’il juge trop statique. On va donc voir des Samouraïs à l’attaque, cela dit sans cliché facile. D’où mon coup de projecteur sur la manière dont les Diables vont organiser la transition après avoir récupéré la possession.

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À mes yeux, il convient d’abord avant tout de décharger Mertens et Hazard de toute tâche défensive en les plaçant chacun sur une lampe de lancement. Je m’explique : avec son 4-4-1-1, c’est l’attaquant de pointe du Japon qui, en se déplaçant, va décider de l’amorce exacte de l’attaque. Dès son choix de ligne de course, son soutien direct va immanquablement plonger dans son dos. Ce qui va engendrer un repositionnement d’au moins un des deux médians axiaux et un mouvement vers l’avant des deux joueurs de flanc. Dès que de Bruyne et Witsel auront récupéré le ballon, d’eux-mêmes ou via un défenseur, leur première initiative devra donc être de briser la première ligne de quatre adverse en trouvant le plus vite possible Hazard ou Mertens dans la verticalité.

Si c’est le cas, je vous promets la panique dans la défense nippone qui sera déjà assise entre deux chaises. Et donc désarticulée, à la première touche de balle d’Eden ou de Dries. À ce moment, ce sera aux choix : soit du un-contre-un à pleine vitesse face à un des deux défenseurs contraint à sortir de position, soit l’appui en combinaison avec Lukaku, ou enfin, une passe directe dans la profondeur pour Romelu. Sans compter que De Bruyne peut également suivre le mouvement en apportant un surplus depuis la deuxième ligne.

En laissant venir le Japon comme ce dernier en manifeste l’intention, je pense que la Belgique peut plier la rencontre en moins d’une demi-heure grâce à l’exploitation de ses facultés de contre quasi inimitables. »

Ma question à Roberto Martinez

« Elle est très simple : comment allez-vous justifier le choix éventuel de Vermaelen auprès de Boyata ? Le défenseur du Celtic est parfaitement dans le coup depuis cinq semaines et ses trois prestations en Coupe du monde ont été tout simplement irréprochables. Le never change a winning team n’est plus d’actualité depuis tout un temps dans le football moderne, mais quand même. Quelle serait la logique de substituer un Vermaelen à Boyata alors que le défenseur du Barça risque tout de même d’être en partie gêné dans sa vision périphérique par son œil tuméfié suite au coup à l’arcade encaissé jeudi face à l’Angleterre. Voilà pour ma vision à moi des choses. Mais en tentant de percer le raisonnement de Martinez, je me dis qu’il part du principe que Kompany et Vermaelen sont au-dessus et que s’ils sont sur pied, ils doivent jouer. Or, Thomas l’est. »

 

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