Un vice de construction à la centrale nucléaire de Tihange

© Michel Tonneau - Le Soir
© Michel Tonneau - Le Soir

Au cours d’une simple contrôle au niveau du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Tihange, une nouvelle tuile est tombée sur la tête d’Electrabel. Après des soucis remarqués dans la centrale de Doel, l’entreprise a décidé de pousser les analyses d’une dalle de béton dans le plafond d’un bunker de Tihange. Ce bâtiment blindé de cinq étages abrite notamment des systèmes de secours.

Et qu’a-t-on trouvé ? Que l’état du béton était dégradé. Soit. Les réparations sont en cours. Mais, selon les informations du Soir, une surprise est venu agrémenter ce contrôle. Electrabel a décapé le béton et fait des tests approfondis. Et en grattant, ils ont observé « des anomalies au niveau des armatures du béton armé présentes depuis la construction du bâtiment ».

Une partie de ces armatures n’ont pas été disposées comme le plan le prévoyait. Ce qui pourrait potentiellement mettre à mal la résistance de la structure.

Le gendarme du nucléaire s’est mêlé de l’affaire. « Le réacteur ne pourra redémarrer que lorsque les analyses auront démontré que cette résistance est bien garantie », assure l’AFCN. En attendant, le réacteur reste à l’arrêt. Jusqu’à septembre 2018 au moins. Mais tant qu’on ne sait pas si des travaux sont nécessaires (et lesquels), difficile de dire quand Tihange 3 pourra redémarrer.

► Quel est le problème exactement? D’où vient-il ? Comment l’a-t-on découvert? Un décodage à découvrir sur Le Soir+

 
 
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