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Le mois de juin a été terriblement meurtrier en Méditerranée

Le nombre de morts en Méditerranée pour ce mois de juin s’élève à 629. La hausse n’est pas proportionnée aux nombres d’arrivées.

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Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 4 min

C’est une anomalie statistique qui n’augure rien de bon. Après une baisse importante liée à la diminution des tentatives de traversées, le nombre de morts en Méditerranée a brutalement augmenté en juin, passant de 48 en mai à 629.

Il est habituel que la météo plus clémente du début de l’été génère un regain des traversées – et avec, des naufrages – mais les proportions sont ici interpellantes : jamais un mois de juin n’avait été si meurtrier (voir ci-contre). Plus largement, le taux de mortalité en Méditerranée centrale a sensiblement augmenté si l’on compare les premiers semestres de 2017 et 2018 : une mort sur 43 départs en 2017, contre une sur 29 en 2018.

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4 Commentaires

  • Posté par Jean-Marie VERDOODT, vendredi 6 juillet 2018, 13:53

    Ce serait quand même plus sécurisant si les ONG affrétaient des avions pour 'importer' les demandeurs d'asile...(puisqu'elles vont quasi sur les cotes libyennes pour aller les secourir).

  • Posté par Serge Vandeput, vendredi 6 juillet 2018, 19:37

    Juncker et ses sbires de Bruxelles ont du sang sur les mains, depuis longtemps ils auraient dû fermer les frontières de l'Europe pour arrêter cette boucherie.

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 6 juillet 2018, 9:05

    Comment comptent ils les présumés noyés ?

  • Posté par Kihl Lorraine, vendredi 6 juillet 2018, 15:13

    L'Organisation internationale pour les migration (OIM) a lancé il y a un plusieurs années un programme spécial pour essayer de recenser les migrants morts et disparus: ils se fondent sur les témoignages recueillis auprès des survivants, des sauveteurs, sur la taille et la capacité des embarcations coulées, les témoignages de proches qui savent qu'un bateau est parti... L'OIM recoupe ensuite toutes ses informations et donne un degré de fiabilité en ne dénombrant ici que les plus fiables. La Croix Rouge internationale emploie aussi quelques personnes chargées d'identifier les victimes: http://plus.lesoir.be/56947/article/2016-08-29/cherche-des-signes-distinctifs-des-traces-de-blessures

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