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1986 – 2018, les Diables rouges ont écrit l’Histoire

En éliminant le Brésil, les Diables rouges se sont offerts une seconde fois dans leur histoire une place en demi-finales d’un Mondial.

Journaliste au service Web Temps de lecture: 3 min

Trente-deux ans après avoir battu l’Espagne au Mexique, l’équipe nationale belge de football s’est à nouveau qualifiée pour une demi-finale de Coupe du monde en venant à bout du Brésil. Les Diables rouges affronteront les Bleus en demi-finale.

La différence entre 2018 et 1986, c’est que, au Mexique, les Diables rouges entamèrent la Coupe du monde sans réelle ambition. Après un premier tour catastrophique, les Diables se qualifièrent pour les demi-finales en sortant successivement l’U.R.S.S. et l’Espagne avant de chuter sur l’Argentine de Maradona.

Quant à la génération en or de 2018, après avoir raté le coche deux fois d’affilée, par manque d’audace et d’expérience en 2014, par suffisance, peut-être, en 2016, cette fois, Hazard et ses équipiers ont été à la hauteur des espoirs les plus fous de leurs supporters. Après un premier tour sans histoire en battant le Panama, la Tunisie et l’Angleterre, les Belges ont souffert face au Japon mais ont été parfaits tactiquement face au Brésil.

De l’enfer au paradis

En 1986, en Belgique, la colère avait pris le pas sur la résignation et c’était tout juste si l’on ne réclamait pas la démission de Thys. Dans une ambiance délétère, personne n’accordait l’ombre d’une chance de survie aux Diables opposés en huitièmes de finale à l’U.R.S.S., l’un des grandissimes favoris du tournoi, par son statut de nº1 au ranking mondial mais aussi et surtout par le talent de ses redoutables individualités. Mais comme par enchantement, nos compatriotes, jusque-là insignifiants, retrouvèrent tout à la fois leurs couleurs, leur enthousiasme, leur altruisme et, par-dessus tout, une formidable dose d’efficacité et de réussite.

En cent vingt minutes et au terme de prolongations placées sous le sceau d’un suspense infernal, le football belge était en train de passer de l’enfer au paradis, du noir au blanc, de la déprime à l’espérance la plus folle. Remporté par 4-3, ce combat titanesque réinsuffla dans le camp tricolore une foi et une dynamique qu’on croyait avoir définitivement perdues.

En 2018, les Diables se sont extirpés de l’enfer en huitièmes de finale en battant le Japon 3-2 après avoir été menés 0-2.

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Du rêve à la réalité

En 1986, les Diables se qualifièrent pour les demi-finales face à l’Espagne après des tirs au but. Le Belge ne comptait plus ses nuits blanches, le travail passait pour lui au second plan des préoccupations, la préparation des examens était devenue anecdotique pour une majorité d’étudiants qui descendaient dans la rue pour y célébrer avec le bon peuple, sur l’air rythmé par le grand Jojo, ce bonheur et cette fierté d’être Belge et d’affronter, en demi-finale, la grande Argentine du génial Maradona.

En 2018, «  ce n’est pas un rêve mais, c’est la réalité », les Diables ont réalisé l’exploit de battre le Brésil en quart de finale. Pour battre le Brésil, et en particulier ce Brésil-là, il fallait du talent, de l’organisation, un brin de chance et ce petit supplément d’âme qui transforme une bonne équipe en grande équipe.

Quoi qu’il arrive en demi-finale face à la France, les Diables, nos Diables seront accueillis en héros à Bruxelles, tout comme ils l’ont été en 1986.

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