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Diables rouges: un petit but qui change un destin

Dans ce match France-Belgique, un petit but qui fait toute la différence. Un petit but qui transforme un rêve en réalité ou en regrets éternels, selon le camp où l’on se place.

Édito - Rédacteur en chef Temps de lecture: 3 min

C’est fini. Enfin, pas vraiment, parce que les Belges joueront samedi pour la troisième place du Mondial, mais l’incroyable espoir qui traversait tout le pays depuis quelques jours, l’espoir de pouvoir gagner la Coupe du monde de football, le Graal absolu du sport numéro 1, s’est évaporé dans la nuit de Saint-Pétersbourg.

Un petit but qui fait toute la différence. Un petit but qui change un destin et qui transforme un rêve en réalité ou en regrets éternels, selon le camp où l’on se place.

On n’a pas assisté à une rencontre flamboyante, ce mardi, contre la France. Loin de la remontada face au Japon ou du football total contre le Brésil. On a, au contraire, eu droit à un match tactique, fermé, cloisonné par une formation hexagonale pas forcément chatoyante mais très impressionnante d’organisation, de maîtrise et d’efficacité. Une équipe de France plus que jamais à l’image de son entraîneur, Didier Deschamps. L’homme qui contrôle tout et qui s’adapte à toutes les oppositions a créé un collectif prêt à mettre le talent individuel au service de l’intérêt général et de la roublardise. La quintessence du football moderne, où il n’y a pas de place pour les sentiments mais où tout se joue sur le résultat. Chapeau.

La beauté et la cruauté du football à la fois

Et au final, donc, c’est un petit but, sur une phase arrêtée, qui a fait la différence. C’est toute la beauté et la cruauté du football à la fois. Ce petit supplément d’âme entre une occasion ratée et un corner réussi. Un petit but mais une différence énorme. Car toute la Belgique, ou presque, était devant le match en croyant plus que jamais dans l’histoire du pays, en un destin triomphal et à une semaine encore de fêtes et de passion dans les rues, devant les écrans et sur les terrasses.

Car c’est le plus grand mérite des Diables rouges : ils ont donné de la joie et de la fierté à tout un pays pendant trois semaines. On a oublié, un moment, les querelles et les soucis pour passer quelques jours d’émotion collective, simple, contagieuse, dont on manque sans doute cruellement.

Alors, évidemment, c’est un silence assourdissant qui s’est abattu sur le Royaume sur le coup de 22h.

La Belgique ne gagnera pas la Coupe du monde. Elle ne gagnera peut-être jamais la Coupe du monde. Mais la génération en or rentrera de Russie avec le sentiment d’avoir rempli plus que sa mission. Elle a prouvé qu’elle n’était pas seulement un espoir potentiel ou une simple addition de jeunes vedettes sans âme, mais bien une réalité tangible dans le football mondial et elle a passé un cap en s’installant dans le carré final et en alignant cinq succès d’affilée.

Évidemment, et c’est sans doute neuf dans l’état d’esprit belge, on en aurait voulu un peu plus et le potentiel était là pour aller jusqu’au bout. Mais il faut garder l’image de ce formidable groupe qui allie le talent, la solidarité, la volonté de briller et qui donne le sourire de Bruges à Arlon.

Un but. Un tout petit but. Mais un but qui change le destin. En somme : la définition du foot.

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11 Commentaires

  • Posté par Op De Beeck Philippe, vendredi 31 août 2018, 12:49

    Regrêts , certainement : "ils" ont raté le coche . Car chaque championnat ne va pas toujours se dérouler sans l'Italie, l'Allemagne ,Portugal,Espagne et Argentine qui tombent toutes très vite ... " Caramba, encore raté !!! "

  • Posté par Philippe Op De Beeck, vendredi 13 juillet 2018, 18:40

    "Un petit but qui transforme un rêve en réalité ou en regrets éternels, selon le camp où l’on se place" ce but n'a pas été marqué à la dernière minute et donc vous aviez le temps de revenir ! Mais voilà , les Français ferme tout dès qu'ils marquent et vous et Martinez ,n'avez pas trouvé la solution !!! Beaucoup de regrets et pour nous aussi !!!

  • Posté par Vigneron Gérard, mercredi 11 juillet 2018, 9:38

    Je suis fier de cette équipe.

  • Posté par Op De Beeck Philippe, vendredi 31 août 2018, 12:50

    Oui , mais moi , quand même un peu déçu ... !

  • Posté par De Bilde Jacques, mercredi 11 juillet 2018, 8:20

    Le plus frustrant c'est que nous avons été battus par une équipe qui n'était pas meilleure que la nôtre. C'est le plan tactique mis en place par Deschamps qui était supérieur à celui de Martinez. La titularisation de Dembélé s'est avérée être un mauvais choix : il n'a pas été à la hauteur tant défensivement, qu'offensivement. En résumé : Deschamps 1 - Martinez 0.

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