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Enfants de djihadistes: la Belgique prend des risques

La politique de rapatriement des « enfants de Daesh » manque de clarté, selon un rapport dévoilé par « Le Soir ». Pèse le risque de les voir se retourner contre l’Occident.

Info « Le Soir » - Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Selon les services de renseignements, il y aurait en Syrie et en Irak 162 mineurs dont un des deux parents au moins est un combattant belge. Le sort de ces enfants est au centre d’un rapport de Rik Coolsaet, spécialiste des relations internationales (UGent), et Thomas Renard, chercheur à l’Institut Royal des Relations Internationales (Egmont). Ils y analysent les dilemmes politiques, juridiques et moraux liés au rapatriement de ces enfants de djihadistes.

Les deux chercheurs pointent l’urgence « d’élaborer une stratégie claire à l’égard de ces enfants ». Ils expliquent l’importance d’organiser le rapatriement de manière active et cohérente : «  Grandir dans des camps de détention sans aucune perspective risque de créer une génération d’adolescents frustrés et rancuniers. C’est la condition idéale pour constituer un contingent de réserve apatride pour le djihadisme et les organisations criminelles.  »

Encore capables de s’adapter

Pour Rik Coolsaet et Thomas Renard, la Belgique doit impérativement clarifier la procédure de retour de ces enfants dont la majorité est sans doute encore capable de s’adapter (ou de se réadapter) aux sociétés occidentales. Ils soulignent que « plus ils passent de temps dans un environnement hostile, plus ils pourraient être traumatisés et éventuellement entretenir une haine de l’Occident ».

>> A lire sur Le Soir +  : l’analyse du rapport, la position du gouvernement, les chiffres du nombre d’enfants concernés.

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