Des membres du gouvernement autrichien accusent Jean-Claude Juncker «d’ébriété» et demandent sa démission

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Les images du sommet de l’Otan montrant la semaine dernière un Jean-Claude Juncker chancelant ont agité ce week-end la politique en Autriche, dont le gouvernement préside actuellement le Conseil de l’Union européenne. Son aile d’extrême-droite est allée jusqu’à réclamer la démission du président de la Commission européenne en l’accusant d’ébriété.

Ne prêtant pas foi à l’explication de la Commission européenne qui avait attribué à une douloureuse sciatique la démarche hésitante de M. Juncker – le chef de la Commission avait dû être soutenu par des dirigeants –, le secrétaire général du FPÖ, l’eurodéputé Harald Vilimsky, n’a pas hésité à parler d’« un certain nombre de problèmes d’alcool évidents » qui «  ont généré plusieurs vidéos embarrassantes », selon la presse autrichienne.

Interrogée lundi, la Commission européenne a balayé la demande de démission en soulignant que son interlocuteur était «  le gouvernement autrichien, pas des éléments qui le composent ». Le porte-parole de la Commission a rappelé que M. Juncker bénéficiait de la confiance du Parlement et du Conseil, et que l’exécutif avait eu dernièrement une réunion fructueuse avec le gouvernement de M. Kurz.

 
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