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Charles Michel fait appeler l’ambassadrice de France après ses déclarations sur les F-16

L’ambassadrice a laissé entendre que la Belgique ne pourrait plus participer à un projet militaire franco-allemand si elle choisissait de remplacer les F-16 par des F-35 américains.

Temps de lecture: 1 min

L’ambassadrice de France à Bruxelles, madame Claude-France Arnould, a reçu un appel téléphonique du conseiller diplomatique du premier ministre Charles Michel après ses propos tenus jeudi dans le quotidien De Standaard à propos du dossier du remplacement des avions F-16, selon une source qui ajoute que l’Élysée et Matignon « ont pris acte » de cette communication.

L’ambassadrice laissait entendre jeudi dans le Standaard qu’il ne serait plus possible pour la Belgique de participer au projet franco-allemand ’Système de Combat Aérien Futur’ (SCAF), lié à l’offre du Rafale de l’industriel français Dassault, si elle se prononçait en faveur de l’avion américain F-35 pour remplacer sa flotte de F-16.

Cette déclaration n’a pas plus au premier ministre Charles Michel. Son conseiller diplomatique a appelé l’ambassadrice par téléphone jeudi matin. Selon une source, Mme l’ambassadrice « a été, pour ainsi dire, rappelée à l’ordre ». Et le président français Emmanuel Macron ainsi que le premier ministre Edouard Philippe « ont pris acte » de cette communication.

Personne à l’ambassade, à l’Élysée ou à Matignon n’était en mesure de confirmer cette information jeudi midi.

 

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8 Commentaires

  • Posté par Jean Bernard GILLET, jeudi 19 juillet 2018, 19:14

    Cette déclaration n'a pas plu"s" ?

  • Posté par Van Wemmel Thierry, jeudi 19 juillet 2018, 16:07

    Depuis le début, ce dossier est vicié non pas par la procédure d'appel d'offre elle-même mais par le choix des personnes qui ont eu à s'en occuper. D'ailleurs, il apparait clairement dans ce dossier que pour un certain parti, on choisi l'avion qu'on veut tant que c'est le F-35. Ici, deux pays se sont mis d'accord pour bâtir quelque chose de nouveau. Ils s'ouvrent à un 3ème. Si ce 3ème pays refuse l'ouverture, il est logique qu'il assume les conséquences de ce refus. Il est tout aussi logique que le gouvernement belge réagisse car sans réaction on ne retiendra qu'une chose : "No jobs, no jobs, no jobs !".

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 19 juillet 2018, 16:00

    Pas très malin, de la part d'une ambassadrice, pourtant bien au fait de la diplomatie, de faire ce genre de remarque pas du tout diplomatique. C'est une menace déguisée de punition contre un choix (encore non fait) d'un état souverain et démocratique. Du reste, la France avait la possibilité de soumettre comme les autres. Si elle ne l'a pas fait, c'est aussi à elle d'en assumer les conséquences. En plus, la France, n'est pas seule dans cette affaire; l'Allemagne et l'Angleterre sont aussi impliquées et j'imagine que d'autres nations européennes qui ont une expérience en aéronautique militaire le seront aussi (Italie, Espagne,...).

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