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Tuerie de Liège: Benjamin Herman est passé sous tous les radars

Un rapport des Comités P et R conclut que l’action violente commise par Benjamin Herman le 29 mai à Liège était imprévisible.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Il est passé sous les radars. Un rapport des Comités P et R, les organes de surveillance des services de police et de renseignement, conclut que les informations détenues sur Benjamin Herman ne permettaient pas de prévoir son passage à l’acte terroriste, le 29 mai à Liège. Le prisonnier était en congé pénitentiaire pour 36 heures lorsqu’il a tué de sang-froid deux agentes de police et un étudiant, avant d’être abattu devant une école où il s’était retranché avec une otage.

Ce rapport confidentiel, que Le Soir a pu consulter, conclut que « les informations dont disposaient les services de police, de renseignement et de sécurité, ainsi que l’Ocam (Organe de coordination pour l’analyse de la menace), concernant Benjamin Herman, étaient très limitées en nombre, mais aussi sommaires et peu alarmantes ».

En quoi consistaient ces informations ? 10 documents de natures diverses citent Benjamin Herman. Parmi lesquels sept notes de la Sûreté de l’Etat, dont il est important de préciser de l’auteur de la tuerie de Liège est rarement le principal concerné. Comme ces deux notes d’août 2017 qui disent simplement que le détenu de la prison de Marche-en-Famenne participe à des prières collectives ; ou encore celle de février 2017, qui évoque pour la première fois la « radicalisation » d’Herman, au contact d’un autre détenu prosélyte à Lantin. Trois rapports d’information de la police, parfois anciens, comportent encore le nom du futur terroriste. Là encore, l’auteur de l’attentat n’est pas le centre de l’attention policière.

Des infos « pauvres »

Les comités permanents P et R estiment par conséquent que « les différents services ont traité les informations comme il se doit ». Les informations, décrites comme « pauvres et sans véritable contenu », ont été correctement échangées entre tous les interlocuteurs : Ocam, Sûreté de l’Etat, prisons, police et justice.

Si le détenu Herman Benjamin projetait depuis longtemps un acte terroriste le 29 mai, voire l’assassinat d’un ex-codétenu la veille, comme il en est soupçonné, l’individu aura su cacher ses intentions. Ou duper tous les services. « On ne pouvait pas déduire (des informations de la police et des renseignements, NDLR) que Benjamin Herman fomentait des projets extrémistes-radicaux ou terroriste, ou constituait une menace de cette nature », conclut le rapport.

 

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