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Alexandre Benalla et les quatre autres suspects inculpés

Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Temps de lecture: 2 min

Le collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et l’employé de LREM Vincent Crase, filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai, ont été inculpés dimanche, notamment pour «violences en réunion», a indiqué le parquet de Paris.

Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à M. Benalla, ont également été inculpés, pour «détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection» et«violation du secret professionnel».

Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet, a précisé la même source.

Une information judiciaire avait été ouverte dimanche matin et l’enquête confiée à un juge d’instruction.

MM. Benalla et Crase ont été filmés en train de frapper et malmener des manifestants le jour de la Fête du travail à Paris, alors qu’ils accompagnaient les forces de l’ordre en tant qu’«observateurs».

Alexandra Benalla, dont le licenciement a été annoncé vendredi, est également été inculpés pour «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique», «port public et sans droit d’insignes réglementés», «recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection» et «recel de violation du secret professionnel».

Vincent Crase est lui inculpé pour «immixtion dans l’exercice d’une fonction publique» et «port prohibé d’une arme de catégorie B».

Silence de l’Elysée

Le contrôle judiciaire qui leur a été imposé leur interdit d’exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir une arme et d’entrer en contact avec d’autres protagonistes de l’affaire.

Depuis mercredi soir, et la révélation par le quotidien Le Monde de l’identité du conseiller de l’Elysée apparaissant sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, l’opposition accuse le pouvoir d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.

L’Elysée a reconnu avoir eu connaissance très rapidement des agissements de M. Benalla mais n’avait pas saisi la justice.

Déjà suspendus à titre conservatoire, les trois policiers, des haut gradés de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, n’ont eux non plus pas le droit d’entrer en contact avec d’autres protagonistes de l’affaire.

L’un d’entre eux, chef d’état-major adjoint de la DOPC, est aussi inculpé pour «complicité de port illégal d’insigne».

 

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5 Commentaires

  • Posté par sadzot philippe, lundi 23 juillet 2018, 0:12

    vraiment rien d'autre à mettre à la une... quelle pitié !

  • Posté par Anne Lacourt, lundi 23 juillet 2018, 5:06

    Abus politique, d'accord, suivi par la presse internationale, desolee.... mais si je ne lisais pas le soir, je n'aurais absolument rien su... Et je peux vous assurer que si on n'a rien entendu au Canada, les EU sont tout autant dans le noir......

  • Posté par PETIT Robert, lundi 23 juillet 2018, 4:27

    Il s'agit d'une grave crise politique en France, suivie par toute la presse internationale. Une Commission parlementaire a été mise en place et débute ses travaux ce lundi matin à 10h00 par l'audition du Ministre de l'Intérieur Gérard Colomb. Vous pourrez suivre en direct ou revoir l'audition du Ministre sur le site de l'Assemblée Nationale. Vous percevrez alors mieux la gravité 'politique' des faits et de leurs conséquences. Bonne journée !

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