Accueil Monde France

Affaire Benalla: devant l’Assemblée, le ministre français de l’Intérieur charge l’Elysée

Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, répond aux questions des parlementaires lors d’une audition par la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Temps de lecture: 2 min

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est défendu lundi matin de tout manquement personnel dans la gestion de l’affaire Benalla, lors d’une audition cruciale à l’Assemblée nationale, alors qu’Emmanuel Macron a promis la « vérité » en espérant éteindre la plus grave crise politique du quinquennat.

Les vidéos montrant Alexandre Benalla, un proche collaborateur du chef de l’Etat, en train de frapper et malmener des manifestants le 1er mai à Paris alors qu’il accompagnait les forces de l’ordre en tant qu’« observateur » (mais avec brassard et casque de policier), ne cessent d’avoir des répercussions politiques, allant jusqu’à paralyser l’Assemblée.

Entendu depuis 10h par la commission des Lois de l’Assemblée transformée en commission d’enquête, le ministre de l’Intérieur, s’est défendu vigoureusement dans un propos liminaire, avant d’être soumis au feu nourri des questions des députés.

À lire aussi Edito | Affaire Benalla: «Protégé», le mot qui tue l’exemplarité

Informé le lendemain

Gérard Collomb a affirmé avoir été informé le lendemain des faits par son cabinet de l’existence de la vidéo sur laquelle on voit Alexandre Benalla frapper et malmener deux manifestants.

Mais il a estimé que ce n’était pas à lui de saisir la justice de ces actes violents, qu’il a de nouveau condamnés «  avec la plus grande fermeté ».

«  Ce n’est pas au ministre qu’il appartient de le faire. (…) Je considère que c’est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d’un signalement au titre de l’article 40 » du code de procédure pénale, a-t-il déclaré.

«  Je m’étais assuré le 2 mai que, tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police, avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements », a fait valoir M. Collomb.

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Slezingher , lundi 23 juillet 2018, 12:11

    L'opposition française trouve plus intéressant de s'occuper d'un inadmissible fait de violence gratuite que de régler les problèmes importants de politique, d'économie et d'affaires sociales en attente de réforme. Quel gaspillage de paroles, d'énergie, de temps uniquement pour "contrer " le pouvoir en place. Les politiciens français ne sont pas en reste par rapport à nos politiciens.

  • Posté par Acfi - Fias , lundi 23 juillet 2018, 16:19

    Tout à fait correct. La République française toujours si sourcilleuse quant il s'agit de sa rationalité institutionnelle réussit le tour de force de faire reporter le débat autour d'un projet politique aussi fondamental qu'une révision constitutionnelle pour une lamentable affaire de droit commun. Que ce M. Benalla soit jugé et condamné pour ses actes inadmissibles, c'est évident. Que les rouages de l'Etat en soient perturbés au point de voir tout l'agenda politique bloqué démontre, une fois de plus, à quel point la République est fragile dès lors que l'émotion prend le pas sur la raison. Décidément, la France si prompte à faire la leçon démontre à la face du monde l'étroitesse et la vulnérabilité de sa colonne vertébrale institutionnelle.

  • Posté par Van Wemmel Thierry, lundi 23 juillet 2018, 11:25

    Objectivement, il a raison. La meilleure preuve, le cabinet a agi en le suspendant 15 jours. C'était probablement insuffisant, mais le ministre a raison.

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en France

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une