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Robert Vertenueil (FGTB) au «Soir»: «Si j’ai la capacité de bloquer ce pays, je le ferai»

Le président de la FGTB réagit au « jobs deal » du gouvernement fédéral. Il promet de « pourrir la vie du gouvernement fédéral à la rentrée ».

Entretien - Chef du service Politique Temps de lecture: 2 min

Le président de la FGTB, Robert Vertenueil, est « hors de lui », après le «jobs deal» du gouvernement fédéral, qui prévoit notamment l’accélaration de la dégressivité des allocations de chômage et la fin des prépensions à 56 ans. Interview.

Votre réaction ?

Je suis hors de moi. C’est un accord abject. Une mascarade. Je promets de pourrir la vie du gouvernement fédéral à la rentrée, pendant toute la campagne des élections communales. C’est un coup de poignard dans le dos.

Pourquoi ?

Vendredi, à 14 h 47, nous voyons le Premier ministre, qui nous dit qu’il nous remercie de nos propositions pour lutter contre les pénuries de main-d’œuvre. Et il indique qu’il mettra sans doute quelque chose en place à la rentrée parlementaire. Et sitôt le dos tourné, il annonce ce deal inqualifiable. Tout ce que nous lui avons demandé de ne pas faire, il l’a fait.

Et toutes les mesures pour lesquelles nous avons demandé du temps ont été introduites. Les barèmes, ce sont les secteurs qui doivent les négocier, car chaque secteur à ses réalités. Et là le gouvernement arrive et décide pour tout le monde, alors que la formation des salaires est une matière qui se négocie entre patrons et syndicats. Le chômage avec complément d’entreprise (prépensions), c’est une matière que nous avions convenu d’aborder avec les employeurs à la rentrée, dans le cadre des négociations pour un accord interprofessionnel. Mais non, le gouvernement passe en force.

Comment allez vous réagir ?

Dès la rentrée, je vais aller voir toutes mes centrales, toutes mes régionales, et je vais les remonter à balles de guerre. La rentrée sera chaude. Que ce soient les prépensions, la dégressivité des allocations de chômage, la réforme des barèmes : dites-moi laquelle de ces mesures va, comme par un coup de baguette magique, permettre à une caissière de chez Carrefour de se transformer subitement en infirmière en maisons de soins ? Ce gouvernement n’a aucune pitié pour les gens. C’est marche ou crève.

Vous allez faire grève ?

Je vais faire tout ce que je peux pour en convaincre mes affiliés. Et si j’ai la capacité d’arrêter ce pays, je le ferai. Ce gouvernement nous méprise, il méprise les travailleurs. Je vais lui pourrir la vie.

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41 Commentaires

  • Posté par Docteur Delleuze Jean-marie , mercredi 25 juillet 2018, 22:27

    Excusez pour la faute de frappe qui a sans aucun doute échappé à la lecture par ce sinistre individu qui joue très certainement ses dernières cartes à l'égard d'affiliés en nette diminution dans ce rassemblement bordélique.

  • Posté par Docteur Delleuze Jean-marie , mercredi 25 juillet 2018, 17:06

    Quand on est le roi des cons, on le reste et aucune solution intelligente ne peut sortir d'untel taré !!!

  • Posté par Reginster Jean-luc , mercredi 25 juillet 2018, 13:34

    La NVA n'a pas de meilleur allié que la FGTB dans son action de déstabilisation du pays pour accentuer les différences entre la Flandre et la Wallonie. Elle a le mérite de ne s'en être jamais cachée: il s'agit d'amener les partis francophones à demander eux-mêmes la séparation du pays. Elle fait d'une pierre deux coups: tendre le chiffon rouge sous le nez de Verteneuil qui, bien entendu, s'y précipite tous naseaux fumants, et de la sorte, effrayer les Flamands qui se rassembleront autour du parti nationaliste.

  • Posté par Thierry Meuleman, mercredi 25 juillet 2018, 11:54

    Il est clair que ce genre de mesure aura comme conséquence une pression plus importante sur la tête de tout un chacun qui a un job. Il y aura de la concurrence, de la jalousie sur moi je gagne plus que toi. Oui mais moi, j'ai envoyer une lettre en plus que toi, et blablabla....Il n'y a aucune concertation dans ce gouvernement. Comment voulez-vous que ces mesures soit prises autrement que par des attaques ou du mépris. Jamais 2 personnes pour le même type de travail aura le même rendement. Après le concurrence entre société, voilà la concurrence entre travailleurs dans un même secteur. Et pour être claire, ce ne sont pas les syndicats qui prennent en otage le peuple, mais bien le gouvernement qui prend en otage toute une nation.

  • Posté par Dubray Georges, mercredi 25 juillet 2018, 10:37

    La critique et prendre le peuple en otage un peu facile,Donner une solution logique la on vous écoutera.

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