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Ryanair: la grève touche quelque 23.500 passagers ces mercredi et jeudi en Belgique

16.500 passagers à Charleroi et plus de 7.000 à Brussels Airport.

Live - Temps de lecture: 3 min

La grève prévue ces mercredi et jeudi chez Ryanair devrait toucher 23.500 passagers de et vers la Belgique : 16.500 à Charleroi et plus de 7.000 à Brussels Airport, a-t-on appris auprès des aéroports. À Charleroi, 48 vols (aller/retour) seront supprimés ce mercredi et le même nombre jeudi. À Brussels Airport, 22 vols seront supprimés mercredi et 18 jeudi. Par ailleurs, d’autres vols pourraient être supprimés durant les grèves si le nombre de travailleurs volontaires est insuffisant.

À lire aussi Les enjeux de la grève chez Ryanair les 25 et 26 juillet

Grèves en Belgique, au Portugal, en Espagne et Italie

Les syndicats de quatre pays européens, dont la Belgique, ont annoncé, voici deux semaines, une grève coordonnée pour le personnel de cabine. Ces mercredi et jeudi, les travailleurs se croiseront les bras en Belgique, au Portugal et en Espagne. Les Italiens arrêteront, eux, le travail le 25 juillet uniquement. Le personnel réclame de meilleures conditions de travail et une reconnaissance syndicale.

Quelles alternatives ?

Il s’agit d’une première pour la compagnie aérienne à bas coûts, avare de commentaires. Ryanair a dû proposer une alternative aux passagers bloqués ou le remboursement de leur billet. « Nos 50.000 clients en Espagne, au Portugal et en Belgique, dont les vols de mercredi et jeudi ont été annulés, se sont vus proposer un autre vol ou ont demandé un remboursement intégral au cours du week-end dernier. Nous n’attendons pas de nouvelles annulations demain (mercredi 25 juillet) », déclare Ryanair sur son compte Twitter.

Comme l’annulation a été annoncée moins de deux semaines avant le départ, les passagers ont aussi droit à une compensation complémentaire de 250 à 600 euros en fonction de la distance. Mais Ryanair est peu loquace sur une éventuelle indemnisation. Selon l’organisation de défense des consommateurs Test-Achats, la compagnie évoque la « force majeure » dans sa communication vers les passagers alors qu’un arrêt de la Cour européenne de justice indique que celle-ci ne peut être invoquée en cas de grève au sein de l’entreprise.

Une mobilisation importante

Le ministre de l’Économie, Kris Peeters, a déjà demandé à l’Inspection économique de suivre l’affaire.

Selon la CNE, qui a lancé l’appel à la grève avec les autres syndicats, la mobilisation du personnel est importante. « Le personnel est plus que fatigué des conditions de travail difficiles, qui se dégradent et ce, après plusieurs tentatives de conciliation avec la direction », expliquait le syndicat chrétien dans un communiqué.

Le syndicat socialiste des employés, le SETCa, estime qu’il est urgent qu’une représentation syndicale, au sein de laquelle tous les syndicats belges seraient représentés, soit reconnue au sein de la compagnie aérienne. La grève de mercredi et jeudi aurait pu être évitée, selon le syndicat, « si la direction avait réagi aux nombreux appels des travailleurs ».

 

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11 Commentaires

  • Posté par Bricourt Noela, mercredi 25 juillet 2018, 8:21

    C'est toute la beauté du système anglo saxon. C'est la démonstration des horribles dégâts que produit ce système. Bien entendu les vols sont économiques et cela a favorisé les déplacements. Mais là, pas à n'importe quel prix. Pas si je dois faire "crever" des gens qui travaillent. Là, c'est trop.

  • Posté par Constant Depièreux, mercredi 25 juillet 2018, 7:54

    A titre strictement personnel, je déplore le traitement unilatéral de cette problématique : la grève est un droit et une action qui se justifie lorsque tous les autres moyens de dialogue ont échoué. Les pilotes et le personnel de cabine défendent leur niveau de vie présent et futur et présenter ce dossier sous le seul angle des vacanciers qui utilisent sciemment cette société pour son dumping social relève de la manipulation. Un peu d'équilibre et d'honnêteté intellectuelle s'imposent. Globalement cependant, je déplore que des alternatives à la grève ne soit pas étudiées, comme par exemple https://refondation.eu/chapitre-10-des-partenaires-sociaux/

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