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«L’homme qui tua Don Quichotte» de Terry Gilliam: un grand film malade

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Critique - Temps de lecture: 3 min

L’homme qui tua Don Quichotte (Terry Gilliam)

Le chef-d’œuvre espéré n’est pas totalement au rendez-vous. Il s’agit d’un grand film malade. Un film où la patte baroque du cinéaste s’amuse parfois génialement, souvent de façon aberrante, du rêve et de la réalité, des aspirations et des désillusions dans un joyeux foutraque. On est face à un film halluciné qui voyage entre aujourd’hui et une époque chevaleresque. Une sorte de film testamentaire, chant du cygne traversé de fulgurances poético-baroques magnifiques mais qui nous perd dans des symboliques. Reste le sentiment d’avoir assisté à un truc de foire complètement fou et grotesque, dynamité de l’intérieur.

Une vie à l’étroit (Kantemir Balagov)

Pour un premier long-métrage, Tesnota ne déçoit pas. Narrativement et esthétiquement juste, il promet une carrière intéressante au réalisateur. Kantemir Balagov a réussi à mêler divers sujets pourtant difficiles à traiter, tout en apportant un nouveau regard.

Roulez jeunesse (Julien Guetta)

Petite comédie dramatique française qui ne mange pas de pain et développe un scénario sans surprise dans une ambiance sociale douce-amère à la Ken Loach mais sans profondeur. Julien Guetta a réuni un casting intéressant et trouvé un petit ket (Ilan Debrabant) dont le naturel fait mouche. Il a tous les ingrédients pour faire un bon film. Malheureusement, ne creusant pas l’idée initiale et restant dans l’esquisse des seconds rôles, il ne va pas plus loin que les bons sentiments. Du coup, son premier long-métrage lorgne plutôt vers les téléfilms façon Famille d’accueil . On passe gentiment du rire aux larmes à la tendresse avec Eric Judor qui s’en sort pas mal avec ce premier rôle dramatique.

Hôtel Artemis (Drew Pearce)

Le premier film du réalisateur et scénariste britannique Drew Pearce aurait pu être ce thriller haletant de science-fiction/anticipation qu’il était probablement sur papier, mais la post-production et la dictature des coupes en ont décidé autrement. Trop d’histoires croisées qui n’arrivent à aucun dénouement, trop de personnages dont les destins sont sacrifiés sur l’autel des impératifs commerciaux. En somme, Hotel Artemis est un film trop ambitieux qui a été charcuté par les producteurs pour ne pas dépasser l’heure quarante de temps de cerveau disponible alors qu’il en demandait (de façon exagérée, il est vrai) le double. Dommage.

Tag (Jeff Tomsic)

Le premier film de Jeff Tomsic en tant que réalisateur bénéficie d’un joli casting et de positive vibrations à foison qui le rendent touchant. Sans être le film de l’année, il atteint sans mal son objectif : celui d’être une comédie feel good qui amène le spectateur à retrouver son innocence et son âme d’enfant.

La cabane à histoires (Célia Rivière)

Un décor mignon et bucolique et un scénario simple, ça devrait faire un bon film. Pourtant ça ne prend pas. Les jeunes acteurs ne sont pas à la hauteur et tombent dans la caricature jusqu’à parfois être complètement énervants. Le film a pourtant le mérite de vanter la lecture auprès d’un jeune public. Mais est-ce que Père Castor a donné l’envie de lire à beaucoup d’enfants ? Pas sûr. Les mômes aimeront probablement La cabane à histoires, mais les parents risquent de s’ennuyer. Au final, tant qu’à lire une histoire avec ses enfants, autant le faire soi-même.

Ma Reum (Frédéric Quiring)

Break (Marc Fouchard)

 

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