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Charles Michel au «Soir»: «J’espère que la FGTB ne va pas pourrir la vie des Belges»

Le Premier ministre défend son accord d’été dans une interview au « Soir ». Et renvoie les balles.

Temps de lecture: 3 min

En début de semaine, Charles Michel et son gouvernement ont annoncé un grand « jobs deal », un accord d’été qui doit notamment résoudre le problème des métiers en pénurie. Après les critiques, Charles Michel défend dans une interview au Soir son accord : « Moi, mon ennemi, c’est le chômage, et mes partenaires, ce sont les demandeurs d’emploi. »

D’ailleurs, le Premier ministre le tonne : « Je ne suis pas dans une démarche de punition. » Mais accélérer la dégressivité des allocations de chômage, cela n’y ressemble pas un peu ? Charles Michel répond : « Les sociaux-démocrates, depuis des années, prennent en exemple les modèles des pays nordiques. Là où il y a des systèmes de chômage qui sont plus orientés sur le soutien pour retrouver un emploi. C’est le sens de la hausse des allocations dès le début. »

Retrouver le chemin du travail

Le but est de pousser les personnes qui ont perdu leur emploi à revenir très rapidement sur le chemin du travail. « Notre souhait est de mettre les efforts sur le début parce que beaucoup d’enquêtes montrent que le succès de l’activation se situe principalement dans les premiers mois qui suivent la perte d’un emploi. On voit que plus on attend, plus cela devient difficile de retrouver le chemin du travail. »

La nouvelle mesure a provoqué l’ire des syndicats, et le mot est faible. Robert Vertenueil, président de la FGTB, a promis de « pourrir la vie du gouvernement ». Hier, c’est l’annonce de la fin du cumul des jours de maladie pour les fonctionnaires qui a engendré les foudres des syndicats de la fonction publique, promettant des actions en septembre.

« Je ne me laisse pas intimider »

La réponse de Charles Michel ? « Je pense avoir démontré que je ne me laisse pas intimider par les menaces de la FGTB. » Il enfonce le clou : « J’espère surtout qu’ils ne vont pas pourrir la vie des Belges, qu’ils ne prendront pas en otage les personnes qui se déplacent pour travailler, soutenir l’économie du pays, des étudiants ou des personnes qui doivent aller chez le médecin. » Il contre-attaque : « La FGTB, la gauche, défend plus le chômage que les travailleurs et les demandeurs d’emploi. »

Quant aux travailleurs âgés, pour qui la prépension à 56 ans a été supprimée en cas de restructuration, Charles Michel préfère voir un avenir : « La gifle, c’est considérer que le destin d’une femme ou d’un homme de 50 ans qui perd son emploi est de rester pour toujours au chômage. Voilà la gifle : le pessimisme, la fatalité. »

► Retrouvez l’intégralité de l’interview de Charles Michel sur Le Soir+.

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1 Commentaire

  • Posté par Brasseur Michel, vendredi 14 septembre 2018, 21:32

    Bah, pourrir ma vie un jour? Charlot, tu pourrais la vie de milliers de Belges tous les jours!

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