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Puigdemont, de retour en Belgique, veut continuer à défendre «la juste cause du peuple catalan»

Le président catalan, destitué par le gouvernement Rajoy en octobre 2017, a passé quatre mois en Allemagne après son arrestation pour « rébellion ». Il va continuer son combat au cœur de l’Europe.

Temps de lecture: 3 min

L’endroit est symbolique, mais il a toute son importance. C’est dans les locaux de la représentation catalane auprès de l’Union européenne que Carles Puigdemont a répondu aux questions de la presse venue en masse samedi matin. Il y était en toute liberté puisqu’il n’est plus inquiété par un mandat d’arrêt européen que la Cour suprême espagnole a retiré pour la deuxième fois en l’espace de neuf mois.

Carles Puigdemont y a été reçu par l’actuel président catalan Quim Torra à son retour d’Allemagne où il a passé quatre mois entre son arrestation et sa remise en liberté par la justice allemande. Cette fois il n’est pas revenu en voiture mais en avion.

« Je peux me déplacer librement partout dans le monde sauf dans mon pays. Je suis très content d’être revenu à Bruxelles », a déclaré l’ex-président catalan que tous les Catalans présents appellent encore « président ». Il y avait donc deux présidents catalans à Bruxelles samedi matin.

Depuis que Carles Puigdemont a quitté son pays pour fuir la justice espagnole (le 30 octobre 2017), il n’avait plus mis les pieds dans les bureaux de la délégation catalane auprès de l’Union européenne. La dernière fois qu’il avait essayé, le gouvernement espagnol avait décidé de fermer le bâtiment en dernière minute et l’équipe de Puigdemont avait dû trouver un autre lieu pour organiser une conférence de presse. Cette fois, aucun problème de ce côté-là puisque les relations avec Madrid tendent à se normaliser depuis le départ de Mariano Rajoy. Les deux présidents régionaux ont pris tout leur temps pour répondre aux questions de la cinquantaine de médias présents.

« Ce n’est pas la fin de mon périple. Je voyagerai jusqu’au dernier recoin de l’Europe pour défendre la juste cause du peuple catalan, a poursuivi Carles Puigdemont. Je vais continuer jusqu’à ce que tous les prisonniers politiques soient libérés et jusqu’à ce que tous les exilés puissent rentrer librement chez eux et retrouver leurs familles ».

De son côté, le président catalan Quim Torra a rappelé qu’un dialogue avait commencé avec le nouveau gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez : « J’ai rencontré le Premier ministre à Madrid (le 9 juillet, NDLR) et nous avons abordé tous les sujets. Il faut continuer ce dialogue politique car la réponse à un problème politique doit être politique. J’espère que ce dialogue aboutira à une solution ».

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58 Commentaires

  • Posté par Michel Raurif, samedi 28 juillet 2018, 20:04

    Avec des " si ", on met Paris en bouteille . " Quand a savoir si (encore) l'Espagne a quitté l’ère Franco, je puis vous rassurez, c'est bien le cas !! Et pourquoi faire un référendum si tout est d'accord pour dire qu'il est perdu d'avance ?

  • Posté par Ducarroz Jacques, samedi 28 juillet 2018, 15:50

    Merci au journal Le Soir de nous tenir au courant d’un réel problème de démocratie qui touche un pays de l’UE proche de la Belgique. Quand la séparation entre la justice et l’exécutif devient perméable, il n’y a plus de véritable démocratie. Quand un pays accepte des prisonniers politiques (car ce sont bien des prisonniers politiques, lisez bien les rapports des juristes internationaux), quand un pays met en prison des rappeurs, des comédiens, des gens de la société civile simplement parce qu’ils ont critiqué le roi ou le gouvernement en vers ou en chanson, quand on a vu sur les télés la police nationale tabasser des femmes qui voulaient simplement voter à un référendum même non reconnu, on peut vraiment se demander si l’Espagne a quitté l’ère de Franco. Si le problème de la Catalogne était mineur, il n’y aurait pas autant de journalistes venus du monde entier pour écouter Puigdemont à ses conférences de presse. Et si les dirigeants espagnols étaient moins bornés, ils accepteraient le referendum que les indépendantistes ne gagneraient sans doute pas et l’Espagne deviendrait au fil du temps un pays fédéral comme la Belgique ou mieux encore comme la Suisse, pays dans lequel le peuple est souverain via referendums réguliers. La démocratie est un combat permanent.

  • Posté par Hennaux Jean, samedi 28 juillet 2018, 15:48

    Silence, un homme se meurt.

  • Posté par Michel Raurif, samedi 28 juillet 2018, 15:30

    Monsieur Servais: je suis tout à fait d'accord avec vous.Le Soir est plus préoccupé par l'avenir de ce triste individu, dont la seule source de revenu est l’indépendance de la Catalogne que de s'occuper de la Belgique ! Individu destitué par un gouvernement démocratiquement élu et qui a lancé contre lui un mandant d'arrêt européen pour détournement de fond public, c'est a dire VOL et qui, au référendum pas GAGNER celui-ci ! Mais, ça n'a pas beaucoup d'importance pour Le Soir . Quand a avoir du courage, Puigdemont a prouvé depuis longtemps que seule la fuite est sa seule preuve de courage ! Ce type est un lâche .

  • Posté par Marc Servais, samedi 28 juillet 2018, 15:00

    Il serait grand temps que les médias, et le soir en particulier, arrêtent de nous inonder d'informations concernant les tribulations de ce personnage qui n'intéresse vraiment plus personne! (Est ce que Puigdemont les finance en secret? ;-)) Que le soir et ses journalistes s'occupent un peu plus de leur vrai fonds de commerce, à savoir la vie (politique) belge, et notamment analysent en profondeur les conséquences du dernier "job deals" de la bande à "charlot". Bizarrement on ne lit quasi nulle part d'analyses détaillées (autre que la version officielle de charles), d'avis d'experts ou de critiques ou réactions de l'opposition à ce sujet? Est ce que tous les politiques sont en vacances? Le dossier est pourtant explosif à plus d'un titre!!!

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