Puigdemont, de retour en Belgique, veut continuer à défendre «la juste cause du peuple catalan»

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L’endroit est symbolique, mais il a toute son importance. C’est dans les locaux de la représentation catalane auprès de l’Union européenne que Carles Puigdemont a répondu aux questions de la presse venue en masse samedi matin. Il y était en toute liberté puisqu’il n’est plus inquiété par un mandat d’arrêt européen que la Cour suprême espagnole a retiré pour la deuxième fois en l’espace de neuf mois.

Carles Puigdemont y a été reçu par l’actuel président catalan Quim Torra à son retour d’Allemagne où il a passé quatre mois entre son arrestation et sa remise en liberté par la justice allemande. Cette fois il n’est pas revenu en voiture mais en avion.

« Je peux me déplacer librement partout dans le monde sauf dans mon pays. Je suis très content d’être revenu à Bruxelles », a déclaré l’ex-président catalan que tous les Catalans présents appellent encore « président ». Il y avait donc deux présidents catalans à Bruxelles samedi matin.

Depuis que Carles Puigdemont a quitté son pays pour fuir la justice espagnole (le 30 octobre 2017), il n’avait plus mis les pieds dans les bureaux de la délégation catalane auprès de l’Union européenne. La dernière fois qu’il avait essayé, le gouvernement espagnol avait décidé de fermer le bâtiment en dernière minute et l’équipe de Puigdemont avait dû trouver un autre lieu pour organiser une conférence de presse. Cette fois, aucun problème de ce côté-là puisque les relations avec Madrid tendent à se normaliser depuis le départ de Mariano Rajoy. Les deux présidents régionaux ont pris tout leur temps pour répondre aux questions de la cinquantaine de médias présents.

«  Ce n’est pas la fin de mon périple. Je voyagerai jusqu’au dernier recoin de l’Europe pour défendre la juste cause du peuple catalan, a poursuivi Carles Puigdemont. Je vais continuer jusqu’à ce que tous les prisonniers politiques soient libérés et jusqu’à ce que tous les exilés puissent rentrer librement chez eux et retrouver leurs familles  ».

De son côté, le président catalan Quim Torra a rappelé qu’un dialogue avait commencé avec le nouveau gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez : «  J’ai rencontré le Premier ministre à Madrid (le 9 juillet, NDLR) et nous avons abordé tous les sujets. Il faut continuer ce dialogue politique car la réponse à un problème politique doit être politique. J’espère que ce dialogue aboutira à une solution ».

 
 
 
 
 
 
 

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