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Philosophie et citoyenneté: vers une guerre de chapelles à la rentrée

Le 19 juillet, la Cour constitutionnelle a donné raison au Segec qui exigeait une égalité de traitement dans les mesures touchant aux Cours de philosophie et citoyenneté (CPC). Ce recours suscite de vives réactions, malgré la trêve estivale.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 7 min

J usqu’il y a peu, tous les élèves du primaire et du secondaire dans l’enseignement officiel devaient avoir droit au choix pour leurs deux heures de religion et de morale, raconte Etienne Michel, directeur général du Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec). Un large éventail de cours était proposé, entre celui de morale non confessionnelle et ceux pour chaque religion reconnue. Cela demandait beaucoup de moyens d’encadrement. Mais depuis l’instauration d’un unique cours de philosophie et citoyenneté (CPC), ils n’avaient plus lieu d’être. »

Ce 19 juillet, la Cour constitutionnelle a en effet fait droit au recours du Segec contre cet « avantage » accordé à l’enseignement officiel.

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10 Commentaires

  • Posté par Parmentier Luc, lundi 30 juillet 2018, 12:54

    Encore une fois ce n'est pas cela qui fera avancer le "smilblig" : exagération du Ségec encore une fois (surtout lire leur propos concernant les futures prestations /prof ...) et réaction épidermique de l'autre partie ....de nouveau , ce pacte et les guéguerres ne répondront pas à la principale problématique : que chaque élève trouve une place dans une école très vite et que chaque classe se trouve devant un enseignant diplômé pour le cours qu'il donne ....c'est la moindre des choses ....mais la pénurie de places dans les écoles s'annoncent et la pénurie de profs (math,sciences , langues etc...) s'accélèrent .....A coté de cela les 2h or not de "CPC" ou pas paraît bien secondaire ....Faisons confiance aux enseignants qui donnent soit morale soit CPC soit philo soit religion ....et peut-être pour concilier , accordons et/ou modernisons les programmes de ces cours ....non peut-être...?

  • Posté par Parmentier Luc, lundi 30 juillet 2018, 13:33

    sorry : remplacer "la pénurie" par "les pénuries" ...

  • Posté par Petre Eric, lundi 30 juillet 2018, 12:45

    Connaître et comprendre l'essentiel du droit des gens tel qu'il figure dans la constitution et le code civil. Bref, l'essentiel de la loi qui régit le vivre ensemble et s'impose à tous quelque soient ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ça n'a rien de compliqué. Peu importe comment c'est enseigné, dans quel réseau, dans un cours spécifique ou pas, cela doit être enseigné.

  • Posté par Robert Moor, lundi 30 juillet 2018, 12:18

    Sacré SEGEC, jamais assez ! Ce réseau bénéficie déjà des largesses du législateur qui a donné une incroyable autonomie en matière de recrutement et de nominations ou de C4 et une gestion financière très favorable, quasi sans contrôle public (pas de représentants publics dans les CA de ses ASBL). Mais ce n'est pas encore assez pour ce réseau, qui je le rappelle éduque à la Lumière de l'évangile. Dans une société de plus en plus laïcisée, c'est complètement dépassé. A quand un réseau unique, public, qui éliminerait ces guéguerres entre réseaux et donnerait de la cohérence et de l'équité à notre système éducatif. En attendant, le réseau catholique a obtenu de ne pas donner une heure philosophie et citoyenneté dans sa grille horaire mais a le toupet de regarder dans l'assiette de son voisin de l’officiel, qui lui se débat avec des cours de religion-morale et CPC. Incroyable !

  • Posté par Deckers Björn, lundi 30 juillet 2018, 11:28

    S'il le faut, une majorité alternative PS-MR-Ecolo-Défi dès la rentrée (pourquoi attendre 2019?), très large doit rééquilibrer cette c... de la cours constitutionnelle. Le "libre" ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre, ils veulent les subsides qui encadrent le difficile passage dans l'officiel des cours confessionnels au cours de CPC, et bien, qu'on leur impose les deux heures de CPC dans tous les réseaux. Entièrement d'accord de ce point de vue avec Christos Doulkeridis. Le SEGEC dans cette affaire fait preuve d'un cynisme rare, et j'espère bien que la note lui sera présentée à la rentrée!

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