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Dans le futur, la Belgique pourrait connaître des températures supérieures à 50 degrés

Un climatologue expliquait dans l’Echo que si on ne faisait rien de significatif, on pourrait atteindre des températures de 55 degrés, en Belgique, dans la deuxième partie du siècle. Explications.

Temps de lecture: 2 min

A la question de savoir si la canicule est une conséquence directe du réchauffement climatique, Hugues Goosse, professeur de climatologie à l’UCL, explique au micro de la RTBF que « l’événement ici ne peut pas être individuellement attribué au réchauffement climatique, mais il augmente la probabilité de ces événements-là. On peut affirmer maintenant avec un très grand degré de certitude que le réchauffement global est lié au changement climatique parce qu’on a un très grand nombre d’observations partout sur la Terre et qu’on peut vraiment avoir des séries temporelles très longues et très précises. Pour les événements extrêmes et bien par définition, ce sont des événements rares et donc on a plus de mal à comparer. Mais le réchauffement climatique, on peut le montrer de manière précise aussi, augmente la probabilité de ce genre d’événements ».

Jean Jouzel, climatologue français depuis cinquante ans, expliquait le 31 juillet, dans l’Echo, que si on ne faisait rien de significatif, on pourrait atteindre des températures de 55 degrés, en Belgique, dans la deuxième partie du siècle. A savoir si on atteindra ces températures, Hugues Goosse répond que « malheureusement, le système climatique a une très grande inertie, donc ce que l’on fait aujourd’hui a un impact pour des décennies. Le CO2 qui a été émis durant le siècle ou les deux siècles passés va continuer à entraîner des perturbations climatiques, continuer à augmenter les températures. On va continuer quoi qu’il arrive à avoir une augmentation de température. Ce qu’il faut faire, c’est agir pour que cette augmentation soit la plus modérée possible  ».

Des températures supérieures à 50 degrés ?

« Les chiffres qui sont donnés de plus de 50 degrés sont dans des cas très particuliers où l’on va avoir des émissions très fortes de CO2 pour certains jours, dans certaines régions. Mais effectivement, on doit s’attendre à ce que dans le futur, les températures continuent à augmenter et arrivent à des valeurs que nous n’avons jamais connues en Belgique, malheureusement », précise le professeur de climatologie.

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19 Commentaires

  • Posté par Robert Denruyter, mardi 7 août 2018, 22:51

    On ne peut¨pas ne pas accepter ces commentaires mais ils devraient être suivis des risques que cela entraînera pour la population. Combien y-a-t-il de décès actuellement en un mois de canicule? Combien (en %) y en avait-il lorsque les températures en été étaient plutôt normales? Combien faut-il en estimer si l'on atteint des températures de 55° comme annoncé? Je pense que de telles estimations devraient pousser tout un chacun (et surtout les Autorités) à réfléchir aux actions à entreprendre sans tarder puisqu'il faut des décennies pour en observer les résultats

  • Posté par Dopchie Henri, vendredi 3 août 2018, 22:58

    Gardons nos centrales nucléaires. Il n'est pas vrai qu'elles peuvent être remplacées par le renouvelable.

  • Posté par Bachelart Bernard, vendredi 3 août 2018, 22:27

    «on pourrait atteindre des températures de 55 degrés, en Belgique, dans la deuxième partie du siècle» Cette prédiction du climatologue équivaut à une hausse de température de 0,3° par an. Or depuis le début des mesures globales satellitaires, la hausse moyenne est de 0,0195° par an. Prédire une multiplication par 15 de la vitesse du réchauffement climatique est proprement délirant. http://images.remss.com/msu/msu_time_series.html Si l'on regarde bien l'extrémité droite de la courbe des températures, on voit qu'elle est redescendue en-dessous de la ligne tendancielle de 0,195° par décennie. Si depuis cette extrémité, qui représente les dernières mesures de 2018, nous traçons une horizontale, nous constatons que la température actuelle moyenne du Globe est inférieure à celle d'il y a 20 ans et à la plupart de celles enregistrées au cours des 20 dernières années. On doit donc bien conclure que les températures moyennes semblent plus stagner que s'envoler. Sur le même graphique, si on choisit dans le menu "Channel" (à gauche de la fenêtre) l'option "TLS", on constate que depuis plus de 20 ans la température de cette couche de l'atmosphère est stabilisée. Or la théorie radiative prévoit qu'elle devrait baisser puisque les rayons infrarouges bloqués dans la basse atmosphère par les gaz à effet de serre, en particulier le CO2, ne l'atteignent plus. Il est exact que les rejets de CO2 font monter la température, mais au niveau actuel du taux de ce gaz l'effet ne peut plus être que d'une fraction de degré. Tout le reste n'est qu'extrapolation à partir de simulations informatiques, dont le GIEC n'a jamais fourni les détails.

  • Posté par Wafellman Fabienne, vendredi 3 août 2018, 16:34

    Tentez plutôt de convaincre les Etats Unis et la Chine de leur influence sur le réchauffement climatique. Dans nos pays, de nombreuses personnes font leur "petit possible".

  • Posté par Jean-Claude Morgenthal, lundi 6 août 2018, 19:27

    Bonjour. Les Chinois en ont parfaitement conscience. Expansion du transport ferroviaire. Centrales electro hydrauliques, Mise au point de centrales nucléaires à sels fondus. ( on en parle très peu, trop peu ) Hydrogéno pyrolyse du charbon. Grand stock d'or ( plus impermanent que le papier dollars ou euro ) Ce sont des technologies anciennes que les occidentaux ont snobés car à l'époque elles n' étaient pas rentables selon leurs critères. Nos enfants et petits enfants vont devoir assumer cette folie et apprendre le Chinois. Pourquoi pas ????

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