Affaire Benalla: durcissement des conditions pour les accompagnateurs des forces de l’ordre

Affaire Benalla: durcissement des conditions pour les accompagnateurs des forces de l’ordre

Les observateurs immergés aux côtés de policiers et gendarmes devront désormais obtenir une autorisation, signer une charte et porter un « signe distinctif », a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur, formalisant des engagements pris après l’affaire Benalla.

Ces instructions « d’application immédiate » reprennent les conclusions d’un rapport de la police des polices remis la semaine dernière au ministre Gérard Collomb à la suite du scandale créé par les violences commises par l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla aux côtés des forces de l’ordre lors de la manifestation du 1er mai.

Dans le détail, «  les observateurs devront obtenir une autorisation préalable expresse, accepter une charte des droits et devoirs des observateurs » et «  signer une convention », précise le ministère dans un communiqué. Sur le terrain, chacun «  devra porter un insigne distinctif pour éviter toute confusion avec les forces de sécurité et sera en permanence accompagné par un référent-encadrant d’un niveau hiérarchique adapté ».

Certaines images de l’intervention de M. Benalla le 1er mai le montraient portant un brassard de police au bras et une radio dont l’origine est pour l’heure inconnue.

Côté force de l’ordre, chaque directeur devra «  formaliser, dans une note écrite, les modalités d’accueil des observateurs », selon ces nouvelles directives qui ont été transmises aux directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie ainsi qu’au préfet de police de Paris.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les offres de service des libéraux francophones
: «
plus qu’une demande, moins qu’un chantage
»
?

    Négociations: tout le monde freine, même à Bruxelles

  2. FILES-GERMANY-POLITICS-CABINET

    Présidence de la Commission européenne: le moment de vérité pour von der Leyen

  3. ©News

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite