Le chef français Joël Robuchon est mort à 73 ans

Joël Robuchon, en 2015. ©Reuters
Joël Robuchon, en 2015. ©Reuters

Chef le plus étoilé au monde et « cuisinier du siècle » pour le guide Gault & Millau, le Français Joël Robuchon est décédé lundi à l’âge de 73 ans, quelques mois après la disparition d’un autre monument, Paul Bocuse.

«  Joël Robuchon, chef visionnaire et le plus étoilé au monde, nous quitte aujourd’hui. De Paris à Shanghai, son savoir-faire érigé en art a fait rayonner la gastronomie française et continuera d’inspirer la jeune génération de chefs », a écrit sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, confirmant une information du Figaro.

Selon le Figaro, il est décédé à Genève, des suites d’un cancer.

«  Un des maîtres incontestés de la gastronomie mondiale vient de nous quitter », a réagi sur son compte Twitter la chef étoilée Anne-Sophie Pic.

Le chef d’origine poitevine, fils de maçon, pensait d’abord entrer dans les ordres avant de devenir apprenti puis compagnon. Rapidement ses qualités en cuisine sont reconnues : il est sacré Meilleur Ouvrier de France en 1976, élu « chef de l’année » en 1987 puis « cuisinier du siècle » en 1990 pour le Gault & Millau.

En 2003, il crée un nouveau concept, « L’Atelier de Joel Robuchon » : le premier ouvre ses portes à Tokyo et simultanément à Paris. «  L’idée m’est venue dans les bars à tapas dont j’apprécie la convivialité. Je cherchais une formule où il puisse se passer quelque chose entre les clients et les cuisiniers », expliquait le chef à l’Obs.

Le succès de cette formule l’a ensuite amené à décliner le concept sur tous les continents : Las Vegas en 2005, New York, Londres et Hong Kong en 2006 et Taipei en 2009…

«  Il y avait un style Robuchon », a commenté lundi le journaliste culinaire Périco Légasse sur BFM TV tandis que la chef médiatique Ghislaine Arabian a estimé sur la même chaine qu’elle avait « l’impression de voir de la magie » quand Joël Robuchon était aux fourneaux.

Le plat signature de ce grand chef, qui a créé un empire financier, était pourtant une simple purée de pommes de terre montée au beurre.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La nouvelle du vote en commission parlementaire a été accueillie avec satisfaction par les militants pour le climat qui ont quitté leur campement de la place du Trône à Bruxelles.

    Loi climat: la réforme de la Constitution, une victoire à la Pyrrhus?

  2. Skeyes annonce à nouveau un mouvement de grève
: c’est pour ce mercredi à Charleroi entre 8 et 10 heures du matin.

    Grève des contrôleurs du ciel: encore des actions ce mercredi

  3. Raymond Behr, mis à l’honneur par Philippe et Mathilde, à l’occasion de la cérémonie de commémoration au Mémorial de la guerre de Corée.

    Visite d’Etat en Corée: Philippe citoyen d’honneur, Raymond citoyen mis à l’honneur

Chroniques
  • Lettre du Brexit: «Les fantômes et les excentriques font bon ménage»

    Par Marc Roche

    Pour suivre la manifestation du « People’s Vote » en faveur d’un deuxième référendum sur le Brexit, je m’étais posté devant le 10 Downing Street. L’emplacement était bien choisi. Le million de marcheurs du « People’s Vote » (chiffre au pifomètre) qui défilaient entre Hyde Park et Trafalgar square dans une atmosphère joyeuse n’avaient d’yeux que pour la résidence du Premier ministre, symbole par excellence du bourbier actuel.

    Pourtant, le vrai pouvoir par ces temps tourmentés du Brexit n’est plus niché dans la modeste maison de briques au bout d’une petite rue fermée au trafic. L’élégant bâtiment de style géorgien adjacent à « Number Ten » tire dans l’ombre toutes les ficelles du largage des amarres. Seule une plaque discrète à l’entrée indique le mystérieux occupant des lieux : le Cabinet Office.

    Au confluent du « triangle d’or » monarchie-gouvernement-parlement, la haute fonction publique britannique s’enquiert peu des apparences du pouvoir. Exerçant sa mission à l’écart de la lumière des projecteurs, le...

    Lire la suite

  • Climat: Ô Miroir, suis-je du bon côté de l’histoire?

    Ceux qui, dans le monde politique, pensaient que les petits jeunes du climat et tous ceux qui protestent avec eux depuis des semaines allaient faire trois petits tours et puis rentrer à la niche, en sont pour leurs frais. Certains en ont même perdu leur boussole climatique. Ainsi le MR, qui en quelques semaines a cafouillé dans son attitude sur la loi climat et la révision de la constitution. Un ours polaire n’y retrouverait pas ses jeunes…

    La cause de ces changements de cap ? Ne cherchez pas...

    Lire la suite