Pairi Daiza dévoile son projet de la terre du froid

Pairi Daiza dévoile son projet de la terre du froid

Les demandes de permis d’urbanisme émanant du parc Pairi Daiza se succèdent à une cadence effrénée. Après celle qui vient de lui être accordée dans le cadre de son projet d’extension Wilderness, désormais en cours d’aménagement, le domaine animalier de Cambron-Casteau en a récemment introduit une nouvelle en vue de reproduire fidèlement un autre monde thématique qui lui tient à cœur : la Terre du Froid.

Le parc Pairi Daiza a introduit une nouvelle demande de permis d’urbanisme.
Le parc Pairi Daiza a introduit une nouvelle demande de permis d’urbanisme. - DEHENEFFE.

Actuellement suspendue en raison des vacances, l’enquête publique relative à ce nouveau projet qui mettra à l’honneur la faune des régions plus froides du globe a démarré le 11 juillet dernier et se clôturera le 29 août prochain.

« A ce jour, aucune réclamation ne nous est parvenue. Contrairement au projet Wilderness, il ne devrait pas y en avoir ou très peu dans la mesure où il s’agit d’une extension intra-muros des activités du parc », indique-t-on du côté des services d’urbanisme de la commune de Brugelette.

Concernant le projet en lui-même, il a déjà commencé à prendre forme voici quelques années avec l’ouverture de l’Izba, restaurant d’inspiration russe, à laquelle est venue s’ajouter la construction d’un dépôt pour le train à vapeur touristique et d’un hangar abritant un ancien hydravion.

Trois biotopes

De loin la plus importante et attractive, la seconde phase des travaux pour laquelle le parc sollicite actuellement les autorisations nécessaires, verra la création de trois biotopes couvrant une superficie totale de près de 7.000 m2. A commencer par une zone arctique jouxtant une toundra où les visiteurs pourront admirer des morses et surtout des ours polaires, s’il en est emblématiques de la banquise.

« Les territoires qui seront mis à disposition des ours blancs dépasseront de loin les normes légales belges pour atteindre les standards internationaux les plus exigeants en matière de bien-être », détaille Hubert Van Slembrouck. « Notre souhait est d’ailleurs de voir ces animaux exceptionnels – un mâle et une femelle – s’y reproduire. Les installations envisagées sont adaptées à de possibles gestations et à l’arrivée de petits oursons » , ajoute le responsable de la communication du parc.

Dans le même périmètre seront reconstituées une forêt sibérienne (taïga) qui accueillera des tigres blancs originaires de ces contrées ainsi qu’un espace antarctique évoqué par une grotte de glace où des manchots royaux s’offriront au regard du public.

Un petit hôtel d’une cinquantaine de chambres réparties en cinq unités verra également le jour, de même qu’un restaurant, un sauna à usage des résidents et un ice-bar avec vue sur les manchots. De quoi garantir aux visiteurs du parc toujours plus nombreux et exigeants de nouvelles sources d’émerveillement et de dépaysement.

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