Le podcast polémique «The Alex Jones Show» banni par Itunes et Facebook

Edition numérique des abonnés

Les principaux réseaux sociaux commencent à réagir face à la diffusion des propos haineux et complotistes de l’Américain Alex Jones sur leurs plateformes.

Facebook tout d’abord, qui a retiré quatre pages du polémiste, pour violation des conditions d’utilisations. La firme de Mark Zuckerberg condamne une volonté de « glorifier la violence » et « d’utiliser un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées ». Chose importante : seul le langage utilisé par Alex Jones a poussé Facebook à agir, et non pas à cause des thèses en elles-mêmes.

Pour rappel, les « faits d’armes » les plus marquants d’Alex Jones ont consisté à dire que le 11 septembre était un complot du gouvernement américain ou encore que les enfants tués lors du massacre de Sandy Hook étaient des acteurs, niant ainsi la tuerie du 14 septembre 2012 qui a fait 28 morts, dont 20 enfants.

Un podcast persona non grata

Les plateformes de streaming ont également tapé du poing sur la table. Après Spotify le 3 août, c’est Apple qui a supprimé ce lundi la plupart de ses podcasts. La compagnie a déclaré au site Buzzfeed News  : « Nous ne tolérons pas les incitations à la haine, et avons des règles claires que les créateurs de contenu et les développeurs doivent respecter pour procurer un environnement sécurisé à tous les utilisateurs. Les podcasts violant ces règles sont supprimés, et ne sont plus trouvables ni téléchargeables ».

Du côté judiciaire, deux familles de victimes de la tuerie de Sandy Hook ont assigné Jones en justice, l’accusant d’avoir propagé ces théories pour accroître son audience et ses revenus. Ils lui réclament un minimum d’un million de dollars de dédommagement, pour harcèlement subi en conséquence des propos du texan.

L’intéressé n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes, préférant s’exprimer via son compte Twitter et son site Internet.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Malgré un certain volontarisme de Charles Michel, au moment où la coalition des pays les plus ambitieux a tenté de peser de tout son poids sur les négociations de la COP24, la Belgique est restée au balcon.

    COP24: la Belgique continue à naviguer en marge de l’ambition climatique

  2. Les Red Lions constituent une équipe expérimentée qui arrive à maturité. Pour eux, désormais, seule la victoire compte, peu importe le jeu pratiqué. @News

    La médaille d’or, le seul objectif des Red Lions

  3. Tester et comprendre les phénomènes physico-chimiques qu’il y a derrière la cuisine, cela a été au cœur de la démarche de Sang-Hoon Degeimbre.

    Sang-Hoon Degeimbre: «Je n’aurai pas assez d’une vie pour faire toutes les expériences culinaires»

Chroniques
  • «Vous avez de ces mots»: maligne ou maline?

    Les grammairiens s’accordent généralement sur ce point : une tumeur est maligne, et peu maligne est la personne qui l’ignore. Sauf que votre fille est peut-être plus maline que maligne. Si maligne s’applique à une maladie, pour en qualifier les conséquences néfastes, maline n’est pas rare lorsqu’il s’agit d’êtres animés intelligents ou ingénieux.

    Dans l’ancienne langue, la forme maligne, jusque-là valable pour les deux genres, a été refaite sur le modèle des adjectifs en -in , -ine. D’où le masculin malin et le féminin maline, ce dernier étant progressivement évincé dans la langue classique par la forme maligne. Faut-il se priver de la distinction maligne-maline alors qu’elle peut être exploitée à des fins sémantiques ? Ce ne serait pas bien malin…

    Un malin peut en cacher un autre

    « Elle avait...

    Lire la suite

  • La Belgique, j’voudrais bien mais j’peux point

    Le confédéralisme ? La N-VA n’a pas besoin de le revendiquer, il pourrait lui arriver tout cuit. Cela relèverait d’ailleurs du crime parfait car ce ne sont pas les empreintes des nationalistes qu’on trouvera sur le couteau à trancher de l’Etat belge. Bart De Wever n’aura qu’à se baisser pour ramasser les morceaux d’une Belgique en puzzle que les membres, notamment du MR, sont quasiment acculés à constater ingouvernable. Et alors, en route vers le chacun chez soi ?

    La Belgique fait du...

    Lire la suite