Plan anti-harcèlement: Esperanzah! prolonge de dix jours son numéro d’appel

Le plan SACHA était très présent, y compris visuellement, sur tout le site. Il ne s’est pas totalement terminé avec la fin des festivités, car le numéro d’appel reste accessible dix jours supplémentaires.
Le plan SACHA était très présent, y compris visuellement, sur tout le site. Il ne s’est pas totalement terminé avec la fin des festivités, car le numéro d’appel reste accessible dix jours supplémentaires. - Mathieu Golinvaux

Ce week-end, le festival de musiques du monde Esperanzah ! a inauguré un projet pilote visant à sensibiliser au sexisme et à prendre en charge des cas de harcèlement ou d’agressions sexuelles sur le lieu du festival. Le plan « SACHA » pour « Safe Attitude contre le harcèlement et les agressions en festival » comprenait notamment un numéro d’appel accessible 24 heures sur 24. L’équipe du festival a décidé de prolonger l’accueil téléphonique durant dix jours après les festivités, qui se sont clôturées ce dimanche. « Nous avons pris cette décision au fil du festival, explique Clémentine Squeuvin, coordinatrice du Plan SACHA. Nous avons constaté que le numéro d’appel a surtout été sollicité à partir de la moitié du festival. Et nous avons encore reçu des SMS lundi. On sait que pour ce type d’agressions, les victimes sollicitent souvent de l’aide après coup. »

Concrètement, la permanence du numéro d’appel sera assurée par les professionnels (souvent des psychologues travaillant en planning familial) qui étaient déjà au bout du fil durant le week-end. « L’objectif est de pouvoir accueillir la parole des victimes et de les renvoyer vers le Centre de Prise en Charge des Violences Sexuelles (CPVS) si elles désirent être suivies, poursuit Clémentine Squeuvin. Mais aussi de continuer à collecter d’éventuels cas. » Durant un an, le numéro d’appel aboutira sur une messagerie renseignant le centre spécifique de prise en charge de Bruxelles.

L’équipe d’Esperanzah ne fera le bilan de l’opération SACHA qu’en septembre, après une série de débriefings. Pour l’heure, la responsable du plan souligne la réception positive du plan : « Nous nous sommes vraiment sentis utiles. Il est même arrivé que des personnes évoquent des faits antérieurs au festival. On sent qu’il y a un besoin de lieu où déposer cette parole. » Une certitude : le projet pilote sera renouvelé lors de l’édition 2019.

 
 
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