Amsterdam veut réguler l’afflux de touristes dans son fameux Quartier rouge

Des milliers de personnes sont venues assister à la gay pride à Amsterdam début août ©Reuters
Des milliers de personnes sont venues assister à la gay pride à Amsterdam début août ©Reuters

Amsterdam va prendre de nouvelles mesures pour contenir la pression touristique dans son célèbre Quartier rouge, y compris en fermant des rues pour nettoyage et en régulant la foule, a annoncé la ville mardi. Cette annonce a été faite après que le délégué municipal aux droits a mis en garde contre la transformation du centre-ville en une « jungle » la nuit, la police étant dans l’impossibilité d’intervenir contre la criminalité et la violence.

«  Amsterdam va prendre de nouvelles mesures pour réduire la pression sur le centre-ville et pour améliorer l’accès au Wallen », a annoncé la municipalité dans un communiqué. Ce terme, qui signifie les berges des canaux en néerlandais, désigne le fameux Quartier rouge de la ville et ses prostituées derrière des vitrines.

18 millions de touristes par an

«  Quantité de détritus sont jetés dans les rues. C’est pourquoi des ’pauses de nettoyage’ vont être introduites pour certaines rues », a indiqué la capitale néerlandaise. «  Certaines parties du Wallen seront alors fermées au public pour bien nettoyer les rues », a-t-elle ajouté.

Amsterdam institue également un code couleur pour la densité de la foule, de vert à rouge. «  Si le code est rouge, des ’hôtes’ seront déployés et si nécessaire les rues seront fermées », indique la municipalité. Les « hôtes » sont des employés municipaux qui auront la charge de diriger les touristes vers des zones moins fréquentées et d’empêcher les incivilités.

Quelque 18 millions de touristes se rendent à Amsterdam chaque année, soit davantage que la population totale des Pays-Bas.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les opérateurs veulent savoir si le pré-accord, signé avec le précédent gouvernement, est toujours d’actualité.

    5Gà Bruxelles: Agoria «ne comprend pas»

  2. Lionel Messi veilli par l’application FaceApp.

    Ce que FaceApp vous dit (tout bas) sur l’utilisation qu’elle fait de vos photos

  3. Louis Michel et Laurette Onkelinx.

    «Chez Laurette et Louis», le casting politique de LN24

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Bruxelles: un accord rouge, vert, raisonnablement ambitieux

    Un accord de gouvernement, c’est un acte par lequel des élus s’engagent envers les citoyens, pour cinq ans. Au moment de sa rédaction, il peut être jugé à l’aune de son ambition et de ses priorités. A cet égard, le texte conclu par les six partis de la majorité bruxelloise affiche clairement les couleurs. Rouge et verte.

    La ville se fracture, entre pauvres et riches, que relient de moins en moins ces classes moyennes tentées par l’exode urbain. Les indicateurs se dégradent : le nombre d’enfants...

    Lire la suite