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Répression des migrants: l’appel de Jan Jambon ne trouve pas d’écho à Bruxelles

Le ministre de l’Intérieur appelait ce lundi les bourgmestres à travailler avec le gouvernement fédéral pour combattre le phénomène des migrants en transit.

Temps de lecture: 2 min

O euvrer au même but. De Bruxelles à la Côte », l’appel du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, lancé lundi aux bourgmestres à travailler avec le gouvernement fédéral pour combattre le phénomène des migrants en transit n’a guère trouvé d’écho lundi dans les communes bruxelloises. Premier concerné, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) s’est refusé à tout commentaire. Quant au maïeur de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (Défi), interrogé par l’agence Belga, il renvoie au secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA).

M. Jambon (N-VA) déclare dans la presse flamande vouloir insuffler un élan à oeuvrer en commun. L’appel vise à impliquer plus largement les bourgmestres dans la politique dissuasive du gouvernement fédéral envers les migrants en transit vers l’Angleterre. Lieu de campement des migrants, le parc Maximilien, situé sur les territoires de la Ville de Bruxelles et de Schaerbeek, est plus particulièrement concerné en Région bruxelloise.

« Publicité électoraliste »

«  J’ai déjà réagi des dizaines de fois à ce genre de publicité électoraliste », répond Bernard Clerfayt. «  Sur les six premiers mois de l’année, la police de Bruxelles-Nord a contrôlé quelque 75 personnes autour de la gare du nord. Pour les personnes en séjour irrégulier, la procédure prévoit que la police s’adresse à l’Office des étrangers. Dans 89 % des cas, sa réponse est de les libérer. On leur donne un nouvel ordre de quitter le territoire ou on confirme celui qu’ils avaient précédemment », a ajouté le bourgmestre.

«  Donc, ce que fait Jan Jambon, c’est du cinéma. Theo Francken est incapable de proposer des solutions pour les personnes que nous contrôlons, soit en leur proposant un hébergement dans un centre, soit en effectuant un rapatriement… La réalité est que ma police a déjà travaillé. L’inviter à travailler plus ne sert à rien et l’appel de Jan Jambon ne sert à rien tant que Theo Francken, qui est son secrétaire d’Etat et qui dépend de lui, est aussi inefficace », a poursuivi M. Clerfayt.

 

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6 Commentaires

  • Posté par LIENARD NORBERT, lundi 13 août 2018, 15:40

    Ils vont pas se décider maintenant avant les élections faut pas rêver

  • Posté par Roosemont Charles, mardi 14 août 2018, 12:04

    Très juste. Ne rien dire ou faire avant le 14-10-2018. Car pour être en ligne avec ce que veut le peuple, c'est dur-dur pour le moment. Etre gentil peut faire plaisir aux "plate formes citoyennes" et donc une minorité mais très "disons activiste". mais être en ligne avec Théo ( et la suédoise), c'est être en ligne avec qui? et surtout "combien". That's the question!!!!

  • Posté par Serge Vandeput, lundi 13 août 2018, 21:04

    Comme toujours a Bruxelles, le politiciens ne font rien. Quelle bande de nazes.

  • Posté par VERDOODT-COLART Jean-Marie, lundi 13 août 2018, 18:01

    Je pense que c'est juste l'inverse, si un bourgmestre devait prendre des décisions dans ce domaine et dans le sens de ce que les habitants espèrent, ce serait bénéfique pour sa campagne.

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