Accueil Culture Musiques

L’organisation de l’Eurovision en 2019 menacée par un problème financier

Des désaccords entre le gouvernement israélien et la chaîne KAN mettent en péril l’organisation du concours dans l’État hébreu.

Temps de lecture: 2 min

Comme chaque année, le gagnant de l’Eurovision est chargé d’accueillir l’édition suivante. Cette année, c’est à Israël d’organiser le concours de la chanson, ayant gagné l’édition 2018 avec Netta Barzilai et sa chanson « Toy ». Mais la tenue de cet événement à Jérusalem pourrait être compromise. Non pas pour une question de boycott, mais une question financière.

C’est la règle : la chaîne de télévision du pays organisateur, qui devra gérer et diffuser le concours, doit apporter une garantie financière à l’Union Européenne de radiotélévision (UER), basée en Suisse. Après avoir obtenu un délai supplémentaire, la chaîne de télévision KAN 11, qui appartient à l’État, a jusqu’au 14 août pour se mettre d’accord avec le gouvernement israélien sur le budget final et les sources de financement.

Un point de non-retour

Sauf que jusqu’ici, le gouvernement de Benyamin Nethanyaou a toujours refusé d’accorder des fonds spéciaux à la chaîne, affirmant qu’elle avait le budget nécessaire à l’organisation de l’événement. Dans une lettre ouverte publiée le 12 août, relayée par i24News, Gil Omer, le président de la KAN, a menacé Benyamin Nethanyaou de, purement et simplement, annuler la tenue de l’Eurovision en Israël si le gouvernement ne l’aide pas à payer une garantie de 12 millions d’euros.

« C’est un point de non-retour. Par la suite, si le dépôt requis n’est pas versé à l’UER, il sera impossible de changer la situation et le concours de la chanson Eurovision 2019 ne pourra pas avoir lieu en Israël ». À l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé entre les deux parties.

Ce n’est pas la première embûche mise sur le chemin de l’Eurovision israélien. Le 13 mai dernier, au lendemain de la victoire de Netta, Benyamin Netanyahou, avait annoncé sur Twitter que le prochain concours de l’Eurovision se tiendrait à Jérusalem, qui n’est pas reconnue par l’Union Européenne comme capitale officielle. En juin, la ministre de la culture, Miri Regev, avait appuyé publiquement cette déclaration en demandant au gouvernement de «  ne pas accueillir l’Eurovision s’il ne peut avoir lieu à Jérusalem  ».

Certains commentateurs ne croient pas à une annulation du concours. Julien Bahloul, ex-journaliste de i24news, « imagine mal Nethanyahu ne pas trouver une solution ». S’il venait à perdre l’organisation de l’Eurovision, cela pourrait avoir un impact négatif sur sa popularité, et sur les futures élections législatives de 2019.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

28 Commentaires

Sur le même sujet

Aussi en Musiques

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une