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Pourquoi le réseau électrique belge est le plus cher du marché

Les frais de réseau belges tirent la facture d’électricité vers le haut. Comment expliquer de si nettes différences avec l’étranger ?

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Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 4 min

L’électricité belge est l’une des plus chères d’Europe. Le constat n’est pas neuf. Eurostat (la direction européenne chargée des statistiques) publie une piqûre de rappel chaque année. Les conclusions sont souvent identiques : si nos tarifs sont élevés, ce n’est pas à cause du coût de la particule électrique. Ce qui rend notre facture plus salée, ce sont les frais de réseau, et la multitude de taxes et de prélèvements fixés par l’Etat.

Une nouvelle étude comparative menée par la société PwC, pour le compte de la Creg (le régulateur fédéral de l’énergie), permet de jeter un nouveau regard sur ces comparaisons européennes. En particulier sur les frais de réseau.

Quand on interpelle un gestionnaire de réseau sur la hauteur de son tarif, le premier argument qu’il dégaine est que les ministres de l’Energie successifs ont dissimulé de nombreuses taxes dans ce tarif (c’est plus discret).

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14 Commentaires

  • Posté par stals jean, samedi 9 février 2019, 11:58

    Petite remarque en marge de tout ceci... Alors que les compteurs gaz "mécanique" et cela dans le monde entier sont évidemment conçus pour chiffrer les mètres cube de gaz consommés après avoir transmis lors du relevé annuel, le chiffre en m3, sur la facture de régularisation tous les chiffres de toutes les rubriques sont transformés en kw/h. Pour s'y retrouver, bonjour les "faché.e.s" avec les math...Quand j'ai un jour téléphoné à mon fournisseur de gaz, on ne savait même pas me dire le chiffre exact du coefficient qui permet de transformer le m3 de gaz en kw/h...En fait 1 m3 de gaz est transformé en 10,5 kw/h, et le kw/h gaz vallait m'a -t-on dit quand j'ai téléphoné: 0.0248 euros. Ok mais en fait, c'était sans compter- la location du compteur- les frais de distribution et de transport- sans compter les taxes - sans compter la tva, de sorte que la facture finale, 0.0248 euros devient 0.048 le kw/h gaz... Quand au kw/h d'électrique consommée c'est plus tordu encore avec le courant de jour et de nuit, et le choix des différentes tarifications fixes ou fluctuantes, même dans la même ville en fonction de l'endroit de l'habitation les prix varient, la pour déchiffrer en détail la facture annuelle d'électricité, surtout ceux qui ont la chance d'avoir placé des panneaux photovoltaîque, faut faire appel à un prix Nobel de mathématique appliquée...

  • Posté par Bartet Guy, mercredi 15 août 2018, 10:05

    Cette séparation entre producteurs, transporteurs et distributeurs ne nous avait-elle pas été "vendue" pour améliorer le fonctionnement et diminuer les coûts ? On voit bien qu'il n'en n'est rien (cf. exemple français). On a encore une fois été couillonnés par nos chers (!) dirigeants

  • Posté par Gilson Alfred, vendredi 30 août 2019, 14:35

    Encore un mauvais calcul de nos dirigeants ? Il faut qu'on les recycle. Ah ! c'est du calcul politique ! C'est donc moi qui doit me recycler. Je retarde. Trop vieux sans doute pour comprendre ces calculs modernes.

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 15 août 2018, 11:56

    Non. Au départ, cela procède d'une excellente idée et d'un calcul gagnant, jusqu'à ce que les énergies dites "renouvelables" viennent fausser la donne. La concurrence entre producteurs d'énergie et entre opérateurs de réseau (dont des opérateurs virtuels, qui revendent l'énergie ou les capacités excédentaires produites ou disponibles ailleurs ou achetées meilleur marché ailleurs) en sort renforcée, tout comme l'optimisation des capacités (on ne consomme pas nécessairement au même endroit tout ce qui y est produit, et inversement). Le problème, à l'origine des déboires rencontrés, vient du sous-investissement chronique dans les réseaux et dans l'absence d'interconnexion performante entre ceux-ci. La plupart des réseaux sont vétustes et unidirectionnels. Ce sera d'ailleurs et cela reste le principal frein à la dissémination des énergies renouvelables.En Allemagne (comme en Belgique), l'État subventionne la construction de grands parcs d'éoliennes offshore. Mais, ici comme là-bas, c'est mettre la charrue avant les boeufs: sans solutions d'interconnexion de ces parcs avec le réseau, et sans solution de transport de grande capacité pour le transport de l'énergie produite, la plupart de ces parcs tournent au ralenti, voire sont à l'arrêt. Les faillites d'opérateurs, de propriétaires, d'investisseurs et d'entrepreneurs se multiplient. Des régions entières, dont la structure économique est devenue dépendante de la construction de ces parcs (Cuxhaven et Brême, en Allemagne, par exemple) souffrent de manière disproportionnée des mauvis calculs de nos dirigeants. Au lieu de subventionner l'installation de capacités de production et la production d'énergie renouvelable, c'est son transport, en particulier la modernisation du réseau (le grid) que les États doivent subventionner avec des ressources publiques. Faute de cela, la transition vers le renouvelable risque fort de rester une vague promesse ...

  • Posté par Serge Lambotte, mardi 14 août 2018, 20:37

    la clique des voleurs sont les politiciens! monsieur Deckers , il n'y a pas que les écolos , ils sont TOUS concernés ( les politiciens ) monsieur Mazy, ils ne vont pas renoncer tous à leurs mandats (les politiciens )

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