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Gênes: le pont Morandi faisait l’objet de nombreuses critiques depuis des années (vidéo)

La conception ainsi que la gestion du pont sont fortement critiquées par des experts depuis des années.

Temps de lecture: 3 min

Le pont autoroutier de Gênes dont une portion s’est écroulée mardi est un ouvrage en béton des années 1960, truffé de problèmes structurels dès sa construction et objet d’un coûteux entretien selon des experts.

« Pont Morandi à Gênes, une tragédie annoncée », titrait mardi le site spécialisé ingegneri.info, en soulignant que l’ouvrage avait toujours fait l’objet de « doutes structurels ». À l’appui l’analyse très technique d’Antonio Brencichun ingénieur et professeur à l’Université de Gênes, spécialiste du béton.

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Anomalie de construction

« Le viaduc Morandi a présenté dès le départ des aspects problématiques », commente-t-il, en évoquant une augmentation imprévue des coûts de construction, ainsi qu’une « évaluation erronée des effets différés (viscosité) du béton qui a produit un tablier non horizontal ». Une anomalie de la voie rendue plus acceptable après des corrections répétées, note M. Brencich.

Le Pont Morandi a été construit entre 1963 et 1967, en béton précontraint combiné avec du béton armé ordinaire. Ses mensurations sont impressionnantes : travée principale de 219 mètres, longueur totale de 1,18 km, piles de 90 mètres.

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Des travaux en permanence

Le site « ingegneri.info » note que ce type d’infrastructure devrait avoir une durée de vie d’au moins 100 ans. Or dès ses premières décennies d’existence, l’ouvrage a fait l’objet de travaux de maintenance importants liés en particulier aux fissures et à la dégradation du béton. Au début des années 2000, les câbles de suspension des années 1980 et 1990 ont par exemple été changés.

« Il y a 50 ans, on avait une confiance illimitée dans le béton armé. On pensait qu’il était éternel. Mais on a compris qu’il dure seulement quelques décennies », a expliqué dans la presse italienne Diego Zoppi, ex-président de l’ordre des architectes de Gênes.

« On n’a pas tenu compte à l’époque des continuelles vibrations du trafic, car le ciment se microfissure et laisse passer l’air, qui rejoint la structure interne en métal et la fait s’oxyder », note-t-il, expliquant ainsi les constantes opérations de maintenance du pont Morandini. Le pont faisait l’objet d’un coûteux entretien lié en particulier aux fissures et à la dégradation du béton. Au moment de l’accident, des travaux de maintenance étaient en cours.

D’autres ouvrages à risques

« L’Italie construite dans les années 1950 et 1960 a un besoin urgent de restructurations. Le risque d’écroulement est sous-estimé. Les ouvrages construits à cette époque sont en train d’arriver à un âge où ils deviennent à risque », a prévenu l’architecte.

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3 Commentaires

  • Posté par Jean-Claude Morgenthal, mercredi 15 août 2018, 15:09

    No comment. https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/15/genes-le-viaduc-autoroutier-nest-pas-le-premier-ouvrage-de-morandi-a-inquieter-ni-meme-a-seffondrer_a_23502543/

  • Posté par Jean-Claude Morgenthal, mercredi 15 août 2018, 15:07

    Du même con cepteur. Le pont d'Agrigente fermé en 2017. https://www.youtube.com/watch?time_continue=54&v=Cpy7QngotWo

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