60.000 personnes ont dit oui au nouveau Brussels Summer Festival

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La Ville de Bruxelles et Brussels Expo peuvent être satisfaits de cette nouvelle édition du BSF qui a quasiment fait le plein tous les soirs. La météo parfaite n’est pas étrangère à ce succès bien sûr. Même la pluie essuyée par Orelsan a dopé le concert qui a attiré plus de douze mille personnes.

Fabrizio Gentile, le nouveau directeur du Brussels Summer Festival, a toutes les raisons d’être satisfait au moment du bilan : «  Je suis ravi car tout s’est très bien passé , a-t-il confié au « Soir » dimanche. Surtout que les festivaliers ont été au rendez-vous dès le premier soir. La formule des cinq jours s’est révélée payante. Cela rend le festival plus fort, plus dynamique, plus intense. Tous les retours sont positifs. L’an dernier, on avait 115.000 personnes sur dix jours, mais par jour, on a vendu plus de pass cette année, on a fait un peu mieux. »

Même si ce n’est pas la première fois que le rap était à la fête à l’affiche, force est de reconnaître que le BSF a réussi son pari de renouveler son public, voire de le rajeunir : «  Je dirais plutôt qu’on a réussi à le renouveler, à l’ouvrir, plus que le rajeunir. Je pense qu’on a touché un public qui ne venait pas avant. L’idée est de continuer dans ce sens en diversifiant les publics et en mêlant les genres musicaux. Shaka Ponk, aussi bien que dEUS ou Thirty Seconds To Mars ont aussi très bien marché, tout comme la soirée électro. »

Cette édition est-elle à peine éteinte qu’on pense déjà à l’année prochaine : «  On est déjà un peu dedans , reconnaît Fabrizio. On reste sur cinq jours. Ce sera du 14 au 18 août, comme cette année. La programmation sera faite par trois personnes : Max Meli, Anthony Consiglio et moi. On va développer le projet dans la continuité en améliorant ce qui peut l’être. Notre ADN restera le même. Il faut une cohérence. On tiendra donc compte du succès de cette année. Comme le fait que la Madeleine a été vite complète, au point que certains possesseurs d’un pass n’ont pas pu y entrer. Mais non, on n’envisage pas de cinquième scène, que ce soit en plein air ou au Cirque royal. On va réfléchir à comment évoluer, afin de répondre au mieux aux attentes du public, comme le font tous les festivals. » Une chose est déjà calée : la prochaine édition aura lieu du 14 au 18 août 2019.

Une édition du BSF sans la pluie (ou presque)

Une édition du BSF sans la pluie (ou presque)

Signe des dieux ? Le temps a pour une fois été clément durant le Brussels Summer Festival, lui qui est trop souvent habitué à la pluie du mois d’août. Une seule fois, les cieux ont craqué, déversant leurs flots sur la foule venue s’agglutiner place des Palais, c’était pendant le concert d’Orelsan. Mais la drache nationale n’a pas eu de fâcheuse conséquence. Le rappeur français était attendu comme un roi, jeudi, il a répondu aux attentes d’un public venu très (très) nombreux pour lui. « Il est encore meilleur sur scène que sur disque », nous assurait une fan. Orelsan ou l’art de se contredire : « La fête est finie » ? Loin de là !

Plus tôt dans cette soirée très hip-hop de jeudi, Roméo Elvis, qui jouait à domicile, vareuse diabolique sur le dos, s’est assuré que cette fois, ça y était, pour sûr, « Bruxelles était bel et bien arrivé » ! Avec 10.000 personnes reprenant son hymne (tube chanté et repris d’Ostende à Torgny) devant la maison du roi, il n’y a plus aucun doute à avoir, le hip-hop est roi. Un constat à la fois simple et basique.

Nostalgie ou fureur

Pour autant, il y en a eu pour tous les goûts durant ces cinq journées BSF. Nostalgique mardi avec le retour, trente ans après, des Négresses Vertes, chanson française le lendemain grâce à Clara Luciani, Raphaël et surtout Camille, qui a offert une performance intimiste, théâtrale et d’une créativité folle sur le Mont des Arts (devenu pour le coup « Désarmons » repris comme un mantra par la chanteuse et son public), ou du rock furieux, le même jour, sur la grande scène avec Shaka Ponk, autre grand vainqueur populaire de la semaine. Avec un show autant visuel que sonore, le groupe français a fait bouger le public comme rarement au BSF, entre pogos, circle pit et stage diving, la place des Palais s’est retrouvée sens dessus dessous.

Et puis, on a assisté au retour des rockeurs de la scène anversoise des années 90 : Stef Kamil Carlens a régalé la Madeleine tandis que Millionaire réveillait le Mont des Arts jeudi. Et vendredi, c’est dEUS qui venait présenter son nouveau guitariste sur laplace des Palais. Un dEUS revigoré par l’arrivée de Bruno De Groote, qui a envoyé du bois durant un concert en format best of sans quasi aucun temps mort et qui a littéralement explosé le temps d’un triptyque « Fell Off The Floor », « Turnpike » et « Instant Street ». Tom Barman en a profité pour annoncer que le groupe allait se remettre au travail en studio dès octobre et que l’an prochain les verra sillonner l’Europe pour quelques dates autour de l’album mythique The Ideal Crash dont on fêtera les vingt ans en mars 2019. Mais cela, c’est pour l’an prochain.

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