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Le Brésil envoie des troupes après des heurts à la frontière vénézuélienne

Ces épisodes de violences se multiplient dans la régien en raison de l’exode de Vénézuéliens et de Nicaraguayens fuyant leur pays en crise.

Temps de lecture: 2 min

Le gouvernement brésilien a ordonné dimanche l’envoi de troupes à la frontière avec le Venezuela après des heurts entre la population locale et des migrants, des épisodes qui se multiplient dans la région avec l’exode de Vénézuéliens et de Nicaraguayens fuyant leur pays en crise.

Après une réunion ministérielle décidée en urgence par le président brésilien Michel Temer, dimanche à Brasilia, le gouvernement s’est résolu à envoyer un contingent de 120 membres de la Force nationale dans la région.

Cette décision a été prise à la suite de violences survenues dans la ville frontalière de Pacaraima (nord), où le vol et l’agression d’un commerçant, attribués à des Vénézuéliens, ont causé des affrontements.

Des dizaines d’habitants de cette localité, où vivent un millier de migrants dans la rue, ont détruit leurs deux principaux camps de fortune et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés, les magasins fermés et des débris divers jonchaient les rues.

Trois Brésiliens ont été blessés, selon la police militaire. Aucune information n’était disponible concernant des victimes du côté vénézuélien.

«Un désert»

Des dizaines de milliers de Vénézuéliens fuyant la crise politique, économique et sociale que traverse leur pays ont rejoint le Brésil ces dernières années.

Au premier semestre, quelque 56.740 Vénézuéliens ont cherché à régulariser leur situation au Brésil pour y obtenir le droit d’asile ou de séjour provisoire.

Mais «environ 1.200 migrants sont retournés au Venezuela» dans la nuit de samedi à dimanche, a confirmé à l’AFP le porte-parole du groupe multidisciplinaire brésilien (ONG, armée, organisations locales) opérant à la frontière avec le Venezuela.

La ville de Pacaraima «ressemble aujourd’hui à un désert. Tout est très calme, des renforts de police sont arrivés et les marchés ont rouvert», a indiqué un habitant de cette ville d’environ 12.000 habitants requérant l’anonymat.

L’arrivée de renforts à la frontière était souhaitait par la gouverneure de l’Etat local de Roraima, Suely Campos, qui dit craindre «l’essor de la criminalité», liée selon elle aux migrants.

Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a appelé le Brésil à prendre à «prendre des mesures pour assurer la sécurité des ressortissants vénézuéliens et de leurs biens».

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