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Alimentation équilibrée: «L’industrie avance à trop petits pas», pour Test-Achats qui propose des mesures

L’industrie agroalimentaire et la grande distribution tirent le bilan à mi-parcours de leurs efforts pour réduire les sucres et les graisses dans leurs produits. Mais sans une meilleure éducation nutritionnelle de la population, cela manque de sens.

Temps de lecture: 2 min

Alors que le secteur alimentaire tire lundi un premier bilan positif de cinq années d’efforts pour proposer des aliments plus sains aux clients belges, l’association de consommateurs Test-Achats se montre moins enthousiaste. Pour elle, «ces efforts sont les bienvenus, mais ils doivent être plus significatifs».

Fevia, la fédération belge de l’industrie alimentaire, Comeos, la fédération du commerce, et le SPF Santé publique, s’étaient engagés à travailler pour atteindre, entre 2012 et 2017, une certaine réduction des sucres et/ou graisses saturées dans les produits, de marques nationales ou de distributeurs, dont la composition est décidée en Belgique. Les trois acteurs ont tiré un premier bilan positif de l’action lundi.

L’enthousiasme est moins de mise chez Test-Achats: «Même si nous encourageons ce genre d’initiative, celle-ci ne va pas assez loin». A la signature de l’accord déjà, en 2016, l’association avait estimé que les objectifs présentés étaient trop peu ambitieux et n’étaient qu’un «effet d’annonce».

L’autorégulation par les entreprises jugée « absurde »

Pour elle, «l’autorégulation par les entreprises» est tout bonnement «absurde». «Un organisme indépendant doit pouvoir attester de l’objectivité des résultats», estime-t-elle. Autre bémol pointé: la réduction de la teneur en sucre s’explique surtout par l’augmentation de l’offre de produits «lights» ou «zéro» sur le marché, «sans pour autant que ceux mauvais pour la santé disparaissent». Pour Test-Achats, des éléments doivent encore être améliorés: notamment la communication autour du manger sain et la qualité nutritionnelle des produits.

Enfin, en termes de communication, l’association en appelle à la mise en place d’un «nutriscore», une sorte de « code couleur », sur les emballages afin de rendre l’information nutritionnelle la plus lisible possible pour le consommateur. «Une mesure à généraliser mais qui, pour le moment, ne semble pas la priorité de l’industrie alimentaire», conclut Test-Achats.

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