Plus d’arrêté «alcool» l’an prochain pour la place Flagey

La mesure impose l’interdiction de consommer de l’alcool en rue après minuit et en terrasse après 1h, sur les places Flagey et Sainte-Croix mais également dans les rues adjacentes.
La mesure impose l’interdiction de consommer de l’alcool en rue après minuit et en terrasse après 1h, sur les places Flagey et Sainte-Croix mais également dans les rues adjacentes. - Mathieu GOLINVAUX.

Après l’annonce, les contestations et l’implémentation, place au premier bilan pour l’arrêté « alcool » concocté par la bourgmestre d’Ixelles Dominique Dufourny (MR) dans l’objectif d’atténuer les plaintes de riverains qui déploraient trop de nuisances liées aux activités festives dans le quartier de la place Flagey. Pour rappel, cette décision mayorale fixait, à partir du 15 mars dernier jusqu’au 31 octobre prochain, l’interdiction de consommer de l’alcool en rue après minuit et en terrasse après 1h, sur les places Flagey et Sainte-Croix mais également dans les rues adjacentes. Les gérants des night-shops, qui fermaient déjà à 1h du matin, ont quant à eux dû signer une charte dans laquelle ils s’engageaient à ne plus vendre d’alcool à compter de minuit à des personnes qui consommeraient sur la voie publique.

Pour la bourgmestre, les conclusions actuelles sont positives. Après une première semaine de rodage où seuls des avertissements ont été distribués, 106 PV de sanctions administratives communales (SAC) pour « nuisances » ont été établis du 19 mars au 22 avril. Seules 13 SAC ont été dressées par la suite du 23 avril au 12 août. « Cette diminution des SAC signifie que les citoyens ont bien compris le message » soutient Didier Govaerts, commissaire divisionnaire pour la zone d’Ixelles. « Les plaintes des riverains ont aussi diminué. On a maintenant moins de deux appels par semaine pour des dérangements d’ordre social ».

Voilà qui permet à la bourgmestre d’Ixelles d’annoncer que cet arrêté exceptionnel ne devrait pas être reconduit lors de la prochaine période printanière. En effet, la commune a finalisé l’embauche d’une équipe de « médianges » (des médiateurs de quartier spécialisés dans la problématique de la vie nocturne et dont l’arrivée est annoncée depuis avril 2017) et entend bien, dès lors, pouvoir mettre davantage l’accent sur la prévention plutôt que sur la répression.

Un été pas si facile

Dominique Dufourny le dit et le répète : après une première volée de critiques, « la mesure a finalement été bien vécue par les acteurs de l’horeca ». Pour Liza Miller, patronne du café Le Pantin et représentante des commerçants du quartier, le succès de l’arrêté est pourtant plus mitigé. « Je continue à croire que l’ordre de fermer les terrasses à 1h, ça fait un peu tôt. D’ailleurs, je ne pense pas que cela ait été respecté par tout le monde » dit-elle, en expliquant que l’été fut difficile, même si les principales raisons sont sans doute à chercher ailleurs. « C’était un été assez dur pour tout le monde, mais surtout à cause des travaux et de la concurrence des guinguettes, vu la chaleur. »

 
 
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