#BalanceTonYoutubeur: Anthox Colaboy répond aux accusations

#BalanceTonYoutubeur: Anthox Colaboy répond aux accusations
© Anthox Colaboy

Un nouvel épisode dans le feuilleton #BalanceTonYoutubeur. Après la déclaration de Squeezie qui a initié l’affaire, et l’article du Parisien qui a enflammé la toile, c’est au tour d’un des principaux accusés de s’exprimer.

Anthox Colaboy, 29 ans, spécialisé dans la critique de vidéos était un de ceux dont les méfaits supposés étaient les plus flagrants. À l’exception d’un tweet, dans lequel il annonçait avoir « tout perdu » et « prendre un avocat », il était resté assez silencieux. Ce jeudi 23 août, dans la matinée, il poste une vidéo sur son compte Youtube pour répondre de manière plus officielle. Deux minutes durant, il va se défendre des accusations qu’on lui porte depuis le début du mois. « Je n’ai jamais agressé personne de ma vie et encore moins sexuellement. Je n’ai jamais harcelé qui que ce soit (…) et certainement pas en utilisant mon statut de Youtubeur ».

Une procédure pénale contre Le Parisien

Après un mot sur ceux qui lui « inventent une vie » et qui spéculent sur sa « soi-disant pédophilie », il s’adresse directement au Parisien, où a été publié l’article l’incriminant : « J’aurais bien voulu donner ma version des faits » (ce qu’il s’abstient de faire durant la vidéo, se contentant de toujours nier les actes reprochés). « Je n’ai jamais reçu un seul coup de fil, ni même un seul mail du Parisien » clame-t-il, en accusant le journal de ne pas avoir vérifié ses sources et de ne pas l’avoir contacté, alors que l’article dit le contraire. « J’ai saisi la justice et une procédure pénale est en cours » : on peut s’attendre dans les prochaines semaines, à entendre parler d’un futur procès contre le Parisien. Pour l’instant, rien n’a encore été annoncé et le journal francilien n’a pas réagi à cette menace.

Ainsi qu’une autre contre son accusatrice

Mais ce n’est pas la seule chose que compte entreprendre le Youtubeur. Il compte également intenter un procès à Léa, auteure du témoignage incriminant Anthox Colaboy. Pour rappel, cette jeune fille âgée de 15 ans au moment des faits, aurait fait l’objet de propositions indécentes de sa part : « Tu l’as déjà fait ? À l’occasion si tu as eu une mauvaise expérience je me porte garant de la prochaine pour que ça soit mieux, on fait ça  ? », « Si un jour on se voit je te mange avec plaisir ». Ou encore : « Avec toi quand tu veux les plans à 4 ». Elle a préféré arrêter de lui parler après avoir reçu des photos de lui dans son bain. Témoignage qu’elle a fourni au Parisien et à Europe 1. « J’aurais aimé avoir un débat avec cette personne. Malheureusement ce débat devra se faire devant la justice, la vraie, pas celle de Twitter ».

Pour continuer sur le plan judiciaire, il assure que personne, à part lui, « n’a saisi la justice ». Aucune plainte n’aurait été déposée contre lui, ce qui équivaut à une preuve d’innocence selon lui : « Vous imaginez que j’aurais harcelé des abonnées et que personne ne se serait plaint  ? ». Des arguments qui rappellent l’affaire Weinstein et #BalancetonPorc : c’est au moment où le producteur américain perdait de son influence et grâce aux témoignages de quelques personnes que l’affaire a pu éclater.

Reste que l’effet « boule de neige » de #BalanceTonYoutubeur a provoqué une saturation du mouvement, pire encore qu’avec #MeToo : à part les événements relatés dans cet article, les posts publiés avec le hashtag tournent toujours autour du potache, des dénonciations calomnieuses, ou de situations qui n’ont rien à voir.

En attendant toute procédure judiciaire véritablement engagée, toutes les précautions restent d’usage. La présomption d’innocence doit être respectée, même si le tribunal du net semble avoir déjà prononcé ses sentences.

 
 
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