En visite au Danemark, Macron qualifie les Français de «Gaulois réfractaires au changement»

Edition numérique des abonnés

Emmanuel Macron s’est amusé mardi à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, et les Français, «  Gaulois réfractaires au changement », revendiquant des identités à la fois nationale et européenne.

Evoquant devant la communauté française au Danemark son admiration pour le modèle danois de « flexisécurité », il a admis que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas de le répliquer à l’identique.

«  Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d’Européen qui nous unit », a-t-il plaisanté. Une sortie qui rappelle sa petite phrase de l’été 2017 sur les Français qui «  détestent les réformes ».

Mais le président français estime avoir réussi depuis son élection à provoquer un « changement culturel » chez les Français. «  Vous verrez la France transformée par son peuple. Les gens changent d’état d’esprit, ils sont beaucoup plus ouverts au risque », a-t-il déclaré devant le patronat danois.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Chef de la Défense, le général Marc Compernol est confronté à un énorme problème de recrutement depuis plusieurs années.

    Le général Compernol, chef de la Défense: «On a un énorme problème. Beaucoup de gens quittent l’armée»

  2. © Belga

    L’épidémie de grippe frappe à nos portes, que faire?

  3. Mehdi Nemmouche a renvoyé à plus tard les réponses aux questions posées par la présidente Massart.

    Nemmouche, le procrastinateur, s’énerve et réserve ses réponses

Chroniques
  • Le renvoi vers l’école

    Avec la montée des inquiétudes face à l’essor des fake news, une idée revient en boucle : il faut que l’école s’empare de cette question. Il faut que des cours d’éducation aux médias soient organisés dans tous les établissements scolaires, qui permettent aux élèves de distinguer entre des informations et des rumeurs, entre un travail de journaliste et une stratégie de propagande, entre la fabrique du vrai et la fabrique du faux.

    L’idée est bonne, et elle n’est d’ailleurs pas neuve : il y a quelques dizaines d’années, on faisait la même proposition pour lutter contre l’influence croissante du marketing et de la publicité. Cette démarche paraît tellement naturelle qu’on l’applique – ou qu’on demande de l’appliquer – à bien d’autres enjeux. L’école doit...

    Lire la suite