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Les années 30, ce parallèle qu’on ne peut plus occulter

L’éditorial de Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Il y a des précautions à prendre et une mesure à garder dans l’utilisation de la qualification de « nazi » à tout va. Mais ceux qui aujourd’hui tenteraient de nier la validité du parallèle entre les temps que nous vivons désormais et les années 30, feraient preuve d’une naïveté, voire d’un déni coupables.

La paille et la poutre ? Aujourd’hui, les véritables victimes ne sont pas ceux qui sont traités abusivement de fascistes, mais ceux qui en sont de plus en plus les cibles. «  Nous ne pouvons plus faire de comparaisons avec les années 30. Ah oui et pourquoi pas ? Parce qu’elles sont tellement évidentes !  » Quand c’est un auteur comme Tom Lanoye, qui dénonce une «  dictature de la pensée  » de l’ultra droite, on pourrait ne voir que l’expression d’une vieille obsession.

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11 Commentaires

  • Posté par Serge Vandeput, vendredi 31 août 2018, 13:17

    Peut être la presse gauchiste doit se rendre compte qu'on ne peut pas obliger impunément plusieurs cultures fortement différentes de vivre sur un même territoire? Pour la première fois dans notre histoire nous vivons avec une forte présence d'immigrants -10%- qui n'ont pas l'intention de vivre selon nos valeurs judéo chrétiennes mais imposent de vivre selon leur culture et idéologie. En plus les centaines de morts au nom de cette idéologie n'arrangent pas les choses en sachant que les musulmans vivent rarement en paix avec d'autres religions dans le monde. Mais de ceci il nous est interdit d'en parler sans être insultés pour des racistes.

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 31 août 2018, 8:14

    Van Obberghen Paul, je vous demanderais, c'est le moins, de ne pas instrumentaliser la mémoire d'un homme, Michel RoCard (avec un seul C) en la circonstance. La phrase honnête de feu Michel Rocard est reprise à tort et à travers par la droite raciste pour prouver que même à gauche, on serait en fin de compte d'accord avec l'égoïsme le plus abject. La phrase de Michel Rocard ne visait évidemment pas à encourager le racisme de comptoir mais juste à dire une vérité simple que chacun reconnaîtra. Je vous remercie d'ailleurs de rappeler que Michel Rocard incitait aussi à la coopération au développement. Et non, sur ce plan, nous n'en faisons pas assez, ce budget n'a cessé de baisser ces dernières années et cela en dépit des responsabilités qui sont celles des pays développés. Je note au passage que l'égoïsme tourne à la farce. Par égoïsme, on diminue l'aide au développement, et du coup, on se retrouve avec une immigration d'autant plus importante. Bonjour l'inconséquence! Mais le débat est bien plus large. L'Union européenne est bel et bien occupée à retourner à ses vieux démons en oubliant les erreurs du passé. Et si elle est capable d'oublier l'horreur de l'holocauste, elle ferait bien de se rappeler deux conséquences de cette tragique erreur. D'une, les pays qui se sont laissés aller à cette tendance démagogiques se sont retrouvés à terre (et le comme le disait dans un billet récent un commentateur du soir, le populisme se termine toujours en tragédie), de deux, le phénomène migratoire a existé de tous temps et les velléités racistes d'une époque n'y change rien sur la longueur, il y a bien plus d'immigrés en Europe qu'en 1930, et il y en aura encore bien plus en 2050, le phénomène ne s'est jamais arrêté, et si l'on considère et les inégalités, et les famines, et les guerres, et les changements climatiques en cours, le phénomène migratoire sud-nord ne peut que croître, indépendamment des errements politiques d'une Europe de vieux racistes blancs. Dès lors la seule question qui vaille est de savoir si cela vaut la peine de partir dans une tragédie parfaitement inutile en laissant les clés du pouvoir à de parfaits incapables qui mettront leurs pays en ruines. L'éditorial de Béatrice Delvaux est parfaitement appropriés et il n'est qu'à lire les commentaires ci-dessous pour s'en convaincre. Glaçants!

  • Posté par Dominique Byloos, vendredi 31 août 2018, 6:21

    Je suis en accord avec le contenu de cet article. Les personnes qui ne veulent pas voir le parallèle avec ce qui s'est passé dans les années 30 veulent ce cacher les réalités. Les nationalistes ont toujours besoin de coupables. Ce sera au choix les migrants, les francophones, ..... Dans les années à venir, nous aurons besoin de migration si nous voulons maintenir notre sécurité social, payer nos pensions, ... Je vous conseille de lire l'article suivant https://books.openedition.org/septentrion/15966?lang=fr

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 31 août 2018, 10:42

    promenez vous dans certaines communes et après vous nous direz si ils ont l intention de travailler et si nous pourrons compter sur eux pour assumer le cout des futures pensions

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 30 août 2018, 18:11

    Je trouve les comparaisons erronées car dans les années 30 les gens ont rejeté des personnes qui faisaient partie de leur peuple qui avait "juste " le défaut d être d une autre religion, ils ne coûtaient rien à l état,n avaient pas de revendications c était du racisme primaire sans justification maintenant nous nous sentons envahis par des gens qu on sait qu ils vont exiger beaucoup de choses et remettre nos traditions nos lois nos valeurs en question c est pas du tout pareil

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