Bruxelles: les travaux du piétonnier désormais aussi le samedi

Le tronçon entre les rues Grétry et Marché aux poulets devrait être terminé pour le début de l’année prochaine.
Le tronçon entre les rues Grétry et Marché aux poulets devrait être terminé pour le début de l’année prochaine. - Bruno D’Alimonte.

Deux ouvriers s’activent sur le tronçon entre la rue Grétry et celle du Marché aux poulets. Ils préparent le sol avant l’asphaltage. Par contre, sur les autres zones de chantier du piétonnier des boulevards du centre, les vestes jaune fluo se font rares en semaine et inexistantes le week-end alors qu’entre mars et juin, un coup d’accélérateur avait été mis. Cela a permis de terminer dans les temps l’aménagement du boulevard Anspach entre les rues Grétry et de l’Evêque. La zone témoin a l’air de satisfaire les Bruxellois mais beaucoup aimeraient que le chantier du piétonnier soit déjà terminé. Commerçants comme citoyens en appellent donc à la générosité de la Ville de Bruxelles afin qu’elle glisse quelques billets supplémentaires pour que l’entrepreneur engage des ouvriers.

Piétonnier: les ouvriers devront travailler le samedi

Affecter le personnel nécessaire

Leur demande a été entendue puisque le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS) vient d’autoriser la reprise du chantier le samedi. Cependant, cette autorisation ne résoudra pas tout. L’entrepreneur, la société ViaBuild, est actuellement sur tous les fronts. Entre la Porte de Ninove, le tunnel de la porte de Hal et d’autres interventions, les bras ne sont pas assez nombreux. La Ville demande donc que le personnel nécessaire soit affecté à ce chantier prioritaire.

L’attente se fait longue pour plusieurs commerçants qui commencent à rencontrer d’importants problèmes financiers comme le restaurant Jour de fête près de la place Fontainas. Plus de trois ans après la fermeture des boulevards, seul un petit tronçon est terminé. Cet été, la restauratrice n’a pu placer que trois tables sur sa terrasse et les quelques courageux mangeaient au son des marteaux-piqueurs, ce qui a engendré une diminution de 70 % de son chiffre d’affaires. Pas très festif.

Tout devrait-être fini pour 2020

« Nous sommes pourtant dans les temps, explique Marianne Hiernaux, porte-parole de Beliris, maître d’ouvrage du chantier. Pour 2020, tout devrait être fini. Et si la Ville souhaite aller plus vite et donner un bonus à l’entrepreneur, nous nous occuperons des démarches. »

En attendant, la zone située devant le centre administratif est terminée. Beliris a également obtenu le permis d’urbanisme pour la création d’une seconde voirie devant l’hôtel Métropole. Le chantier de la place de Brouckère devrait prendre fin début 2019. Même timing pour la portion entre les rues Grétry et Marché aux poulets. La zone entre la rue des Pierres et la place Fontainas prendra un peu plus de temps, mais Beliris table sur le printemps 2019. En effet, la place Fontainas sert pour le moment de stockage pour le matériel et la stib doit toujours se prononcer sur l’éventuel déplacement d’un arrêt de bus qui pourrait remettre en cause l’aménagement prévu.

En réalité, le grand point d’interrogation se situe au niveau de la Bourse. Un permis avait été obtenu mais la Ville a décidé de changer de luminaires. Une demande de permis modificatif doit donc être introduite dans les semaines à venir. Et pour fin septembre, la Ville devrait également obtenir son permis pour la transformation de la Bourse en musée de la bière.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20190906-3VY1PT 2019-11-05 21:25:44

    Coalition fédérale: le CDH n’exclut plus une participation

  2. Le Parti socialiste de Pedro Sánchez reste le premier, avec 120 sièges sur 350. Mais bien loin de la majorité... © AFP.

    Elections: l’Espagne toujours à la recherche d’une majorité

  3. Le professeur avait souvent été dénoncé pour ses violences. Contre des étudiants. Mais surtout sur des femmes dont certaines avaient déposé des plaintes.

    Le professeur russe qui se prenait pour Napoléon a tué et démembré sa compagne

La chronique
  • L’Otan doit-elle suspendre son vol?

    Il y a un côté enfantin chez Emmanuel Macron, mais au sens de l’enfant du fameux conte d’Andersen qui s’écrie « Le roi est nu ! », provoquant ainsi le rire libérateur des sujets qui n’osaient pas s’avouer à eux-mêmes que leur souverain se promenait totalement à poil.

    En l’occurrence, Macron n’a pas fait rire mais, en déclarant dans une interview au magazine britannique The Economist, que l’Otan était « en état de mort cérébrale », il a dit très exactement ce que tout le monde sait, ce que tout le monde voit, mais que seul un esprit un peu enfantin pouvait oser dire. Angela Merkel a d’ailleurs trouvé la bonne expression : elle n’a pas dit que c’était faux (personne n’a vraiment dit que c’était faux !), elle a simplement fait remarquer que c’était « intempestif ». Intempestif signifiant exactement, si l’on se réfère au dictionnaire : « C’est vrai, mais ce n’est pas le moment de le dire. »...

    Lire la suite

  • Otan: le réveil de Macron, le risque de la division

    Il faut ouvrir la bouche quand on pense pouvoir exprimer clairement une opinion : c’est peu diplomatique, mais je ne suis pas un diplomate, je suis un politique. » Non, ce n’est pas là Emmanuel Macron qui parle. C’est le président sortant du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, qui, peu avant de tirer sa révérence, accorde au Soir un long entretien.

    ...

    Lire la suite