Venezuela: 131 arrestations pour sabotage présumé du plan de relance de Maduro

Venezuela: 131 arrestations pour sabotage présumé du plan de relance de Maduro

Les autorités vénézuéliennes ont arrêté ces derniers jours 131 personnes accusées de saboter le plan de relance du président Nicolas Maduro, ont-elles annoncé jeudi.

Parmi les personnes interpellées depuis le 21 août, figurent « plusieurs gérants de grandes chaînes » de supermarchés, selon le procureur général Tarek William Saab. La plupart sont toujours derrières les barreaux, certaines ont été remises en liberté conditionnelle.

Ils étaient « en train de spéculer et de retenir les produits de base », dont le prix est fixé par le gouvernement, a ajouté M. Saab.

Le chef de l’État vénézuélien a pris une série de mesures pour tenter de juguler la grave crise qui secoue son pays, où les pénuries d’aliments et de médicaments sont généralisées. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une inflation de 1.000.000 % pour 2018.

Parmi ces mesures, des prix fixes pour 25 produits de base, dont certains, comme la viande de bœuf, le poulet et les œufs, ont disparu des rayons des supermarchés.

Le gouvernement assure avoir négocié ces tarifs avec les entreprises en tenant compte des coûts de production, tandis que la Consecomercio, qui représente le secteur, affirme que seules 35 compagnies ont été consultées.

Pauvreté, inflation et faillite

À la pénurie, s’ajoutent les fermetures de magasins. « Certains commerçants et chefs d’entreprise ont pris la décision de fermer, d’autres sont dans l’attente (de comprendre toute la portée) des règles du jeu qui vont désormais s’appliquer », a déclaré à l’AFP la présidente de la Consecomercio Maria Uzcategui.

Certains commerçants se demandent aussi comment ils vont pouvoir absorber la hausse du salaire minimum, multiplié par plus de 30, sur ordre du chef de l’État.

Fuyant la pauvreté, l’hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries dans leur pays, des centaines de milliers de Vénézuéliens émigrent dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Chili.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger pour une population totale de 30,6 millions de personnes, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90 % d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

  3. FRANCE-LEONARDO-DA-VINCI-EXHIBITION

    Le Louvre met à l’honneur le vrai Léonard de Vinci

La chronique
  • Michel Barnier, missionnaire et poil à gratter: une personnalité qui contraste avec Boris Johnson

    Par Marc Roche

    Dans un coin de ma mémoire de chroniqueur du Brexit, une petite information mise de côté en sachant qu’elle sera utilisée un jour. La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé Michel Barnier à la tête d’une « task force Royaume-Uni » chargée de la finalisation de l’Article 50 de sortie, de la préparation d’un no deal et de la négociation du futur accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

    Dans le chaos actuel du processus du Brexit, cette nouvelle a fait l’effet d’un « vent » dans une assemblée de trappistes : déplorable mais sans importance. Le Premier ministre, Boris Johnson, a en effet d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de la nouvelle mission qui serait attribuée, après la ratification de l’accord scellé entre Londres et Bruxelles, à celui qui est considéré par les Brexiteurs comme l’ennemi public numéro un.

    De solides inimitiés...

    Lire la suite

  • Une réforme des pensions doit être socialement acceptable

    Les hommes politiques se trompent parfois (pardonnez l’euphémisme). Après tout, ils sont faits du même bois que nous. Mais quand ils annoncent qu’il faut réformer notre système de pensions, ils ont raison.

    Tout a changé

    Notre premier pilier de pensions s’est construit au lendemain du dernier conflit mondial. La période des « Trente glorieuses » lui a donné sa solidité, en même temps que le « Baby-boom...

    Lire la suite