Tarifs douaniers: Trump juge que l’offre de l’Union européenne sur l’automobile est insuffisante

Tarifs douaniers: Trump juge que l’offre de l’Union européenne sur l’automobile est insuffisante

Le président américain Donald Trump a jugé jeudi que l’offre de l’Union européenne d’abandonner les droits de douane sur les importations automobiles américaines n’était pas suffisante, dans un entretien accordé à l’agence Bloomberg News.

« Ce n’est pas suffisant », a déclaré le président américain. « Leurs consommateurs ont l’habitude d’acheter leurs voitures, pas d’acheter nos voitures », a souligné M. Trump, qui s’est souvent dit irrité par le fait de voir des Mercedes dans les rues de New York.

Pour faire bonne mesure et montrer son déplaisir, le président a comparé l’Union européenne à la Chine, à laquelle il livre une véritable guerre commerciale.

« L’Union européenne est presque aussi terrible que la Chine, mais en plus petit », a-t-il lancé.

La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a affirmé jeudi à Bruxelles que l’Union européenne était prête à inclure l’automobile dans un éventuel accord commercial avec les États-Unis, afin de mettre un terme au conflit en cours avec Washington.

« Nous sommes prêts à réduire à zéro nos droits de douane même sur les automobiles. Tous les droits de douane à zéro si les États-Unis font de même. Il faut que ce soit réciproque », a-t-elle expliqué devant une commission au Parlement européen.

Menaces

M. Trump avait menacé d’imposer une taxe de 25 % sur les voitures importées et a demandé au ministère du Commerce de se pencher sur la question.

Le Canada fait lui aussi l’objet d’une menace de taxe sur ses voitures si Ottawa ne se joint pas à l’accord Etats-Unis-Mexique sur la modernisation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

Les négociations entre les Canada et les États-Unis sur l’Aléna rénové se déroulent actuellement à Washington.

Dans la même veine de menaces, dont il a fait une tactique de négociations commerciales, M. Trump a averti que la première économie du monde pourrait sortir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont elle est un membre fondateur et qui a pour mission de libéraliser les échanges entre ses pays membres.

« S’ils ne mettent pas d’ordre là-dedans, je me retirerai de l’OMC », a déclaré le président. Pourtant le 29 juin, Donald Trump lui-même avait démenti avoir l’intention de retirer les États-Unis de l’OMC, qu’il a par le passé qualifiée d’«  injuste ». « Je n’envisage pas de retrait », avait-il alors affirmé.

Son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait lui aussi démenti la même information de presse.

 
 
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